LES BLOGS
18/01/2018 05h:54 CET | Actualisé 18/01/2018 05h:54 CET

Ce que la Tunisie doit à la révolution

Christopher Furlong via Getty Images

L'approche comparative était sine qua non; il fallait, vaille que vaille, identifier la révolution tunisienne, creuser dans l'histoire afin d'y trouver un modèle à suivre. Et ce, dans le but de classer ladite révolution, de reconnaître et son identité et son idéologie.

Néanmoins, il s'est avéré qu'elle est sans précédent, qu'elle est bel et bien unique en son genre. Moult questions restent sans réponses sept ans après le fameux 14 Janvier: S'agit-il d'une simple insurrection juvénile? Ou bien d'une mutation sociétale? Ou encore d'un complot commandité et parrainé par des forces occultes?

Il est temps, grand temps, d'admettre qu'on est face à un embryon de révolution qui rassemble tous ces soubresauts à savoir la désinvolture, l'anarchie, les esprits imprégnés d'idées toutes faites ... Elle est encore rudimentaire, certes. Et nonobstant ce facteur temporel, la Tunisie continue à poser des jalons afin de garantir le bon déroulement de cette conversion, d'assurer l'avènement d'une république libre et indépendante, d'instaurer les notions nobles telles que la démocratie, la dignité, l'égalité.

Cependant, et en dépit de ce brin d'optimisme qu'on tend à garder, on assiste à une détérioration vertigineuse du pouvoir d'achat, et par conséquent, une classe moyenne en voie d'extinction. On assiste également à une corruption dévastatrice qui s'infiltre jour après jour, l'absence quasi-totale de la volonté de mener le combat, d'accompagner le pays vers son apogée, la résorption de mesures sévères afin de lutter contre cette nouvelle facette de la révolution.

Outre l'inflation et les dégâts sur le plan économique, le pays reconnaît un climat d'effervescence; une vraie ébullition sociale; des manifestations nocturnes, des actes lâches, des arrestations à tort et à travers ...

Par ailleurs, on semble omettre que le péril qu'est le terrorisme est omniprésent, cette secte lorgne le patrimoine socio-culturel de notre pays et a tendance à violer "The tunisian way of life" qui a toujours témoigné d'une singularité rarissime.

Il est donc impératif de mettre en exergue la nature du bilan apocalyptique, de décrypter la situation actuelle afin de parvenir à emprunter la voie de l'évolution, de la libération ...

Et comme on l'a bien entendu en Mai 1968, "la barricade ferme la rue mais ouvre la voie".

Tahya Touness!

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.