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29/03/2016 10h:24 CET | Actualisé 30/03/2017 06h:12 CET

Le PAF n'a pas vu Palmyre libéré

Palmyre libéré n'a pas suscité un grand intérêt du PAF (paysage audiovisuel français) et pourtant, il y avait de quoi. Ah bien sûr, ce sont les troupes syriennes et les russes qui s'en sont chargé ! Donc on gère à minima.

Facebook/Youssef Zerarka

Palmyre libéré n'a pas suscité un grand intérêt du PAF (paysage audiovisuel français) et pourtant, il y avait de quoi. Ah bien sûr, ce sont les troupes syriennes et les russes qui s'en sont chargés ! Donc on gère à minima.

De quoi imaginer, en rêve, Poutine téléphonant au général De Gaulle pour lui emprunter et adapter sa fameuse formule. "Palmyre outragé, Palmyre brisé, Palmyre martyrisé mais Palmyre libéré !". Allez, laissons le colonel Poutine parler au Général De Gaulle.

- Moscou : Allo Colombey-les-Deux-Églises, ici Le Kremlin. Pourriez-vous nous passer le Général, le camarade Vladimir aimerait lui parler. Lui parler deux petites minutes, le temps de lui demander une faveur.

- Colombey-les-Deux-Églises : dis au Vladimir de parler, le Général est à l'écoute.

- Le chef du Kremlin : Bonjour Général, "tahiyati el khalissa" أما بعد. J'aimerais vous solliciter pour un copyright.

- De Gaulle : Mon Cher KGBiste, je pense que tu t'es trompé d'adresse. Je ne suis pas le gestionnaire des droits d'auteur; moi وما ادرك ما أنا je suis "DIGOULE", الجنرال "DIGOULE".

-Poutine : Je sais Général, je sais. Mais, une fois n'est pas coutume, je m'adresse non pas au militaire mais à l'auteur des formules imagées, au "goual" des envolées lyriques dont il a, seul, le secret.

- الجنرال "DIGOULE" : Ah, je vois Colonel, je vois. Tu sollicites, donc, l'homme du 18 juin, le Général devenu, le temps d'un appel, un journaliste de la BBC.

- Le chef du Kremlin : Non Général, ce n'est pas au de Gaulle de Londres que j'ai envie de m'adresser aujourd'hui. Envie plutôt de parler à l'homme de Paris. L'homme qui, du haut de l'Hôtel de ville de Paris, a célébré solennellement la libération de la Ville des troupes du 3e Reich.

- Le Général : Tu veux quoi au juste Colonel ?

- Le Colonel Poutine : Je viens de libérer Palmyre, لقد حرّرتُ Tadmur من اصحاب les ténèbres.

- L'Homme du 18 juin 1940 : Colonel, veux-tu m'épargner le langage codé des barbouzes. Je suis un soldat de la troupe, pas de l'Intelligence Service. Vas droit au but sinon je raccroche, wesh djabek 3andi, qu'est-ce t'amène à Colombey ?

- Le Président espion : Ghir El Kheir Général, ne vous inquiétez pas. J'ai envie de célébrer la libération de Palmyre avec des accents gaullistes. Envie de reprendre votre refrain du 25 août 1944.

- Le Général : Vas- y chante, je t'écoute !

- Le Colonel : Palmyre outragé, Palmyre brisé, Palmyre martyrisé mais Palmyre libéré !. Je peux ? Je peux dire ça sans être accusé de plagiaire ?

- Le Général : Tu me surprends, je pensais que toi et tes compatriotes revisitez la Deuxième Guerre mondiale à travers le seul rétroviseur de Stalingrad.

- Le Colonel : Pas seulement Général ! ? Nous la revisitons aussi via la lucarne de Berlin ! Il ne faut pas oublier que l'Armée Rouge est la première à avoir fait son entrée dans Berlin en ruines ! Avant les troupes alliées ! Cela dit, merci, mille mercis de m'avoir accordé le copyright, merci de m'autoriser à chanter l'envolée lyrique de l'Hôtel de Ville sans être accusé de ''voleur'' de citations lyriques. Une dernière demande Général, vraiment une toute dernière demande.

- Le Général : Wesh Colonel, l'appétit vient en mangeant ! Je t'ai donné un doigt, tu veux t'emparer de ma main !

- Le chef du Kremlin : Mon Général, pourriez-vous "réincarner" Alain Peyrefitte ? Pourriez-vous lui redonner vie pour une mission ponctuelle dans le temps et dans l'espace ?

- Le Général : Décidément Colonel, l'effet Vodka n'en finit pas de faire son œuvre du côté de Moscou ! Alain Peyreffite "mat" Ya Colonel. Il est mort le 27 novembre 1999 sept mois après la désignation de Bouteflika par un quarteron de généraux à la manœuvre.

- Le Colonel : Je sais Général, je sais. Parce qu'il a l'œil de Moscou sur Paris, parce qu'il s'intéresse à كل كبيرة وصغيرة et scrute le moindre fait divers sur la France, notre officier FSB/KGB à Paris nous a transmis une note nécrologique.

- Le Général : Pour l'amour de la Vodka dont je n'en raffole pas, dis-moi ce que tu veux au sujet d'Alain Peyrefitte !

- Le président بوتين : Nommez-le à nouveau comme secrétaire d'Etat à l'information ! Et faites-le siéger, une petite semaine, au Conseil des ministres !

- Le Général : Je vous ai compris, non je t'ai compris Colonel. Tu veux que je rétablisse le contrôle sur l'information. Tu veux que je devienne le tuteur implacable du 'PAF", le patron du Paysage Audiovisuel Français ?

- Le Colonel : Oui Général ! Red Chef des "JT" me suffit amplement. Via Alain Peyrefitte, vous intimerez l'ordre aux "20 Heures" de la "2" et de "TF1" ! Vous leur ordonnerez de consacrer des ''spéciaux'' à la libération de Palmyre. Je suis sidéré Général, sidéré ! Autant la "prise de Palmyre" était évoquée matin, midi et soir à l'antenne ; autant la libération de Tadmur est passée inaperçue du côté de chez vous, pas du côté de Leroy Merlin, mais du côté de chez le "PAF" (Paysage audiovisuel français) !!!

- Le Général : Tu veux dire quoi Colonel ?

- Le Colonel : Avant, l'impérialisme était le stade suprême du capitalisme. Aujourd'hui, les "Larmes de crocodile" sont devenues.... Au revoir Général et merci pour le copyright.

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