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26/01/2016 13h:00 CET | Actualisé 26/01/2017 06h:12 CET

Ce qu'il s'est passé quand j'en ai eu marre de trouver des excuses pour ne pas faire l'amour

SambaPhoto/Sergio De Divitiis via Getty Images

Quelqu'un de très sage m'a dit un jour lors d'un mariage que les journées seraient longues mais que les années passeraient vite. D'ailleurs, j'ai constaté ces vingt dernières années qu'il est facile de se sentir débordée par les tracas de la vie quotidienne quand on est en couple... L'organisation de la journée, les enfants qu'il faut emmener ici ou là, le travail et le sport, la cuisine et le ménage. Dans ce grand débordement, il est vraiment très facile de dire "non" aux choses qui peuvent vraiment nourrir nos âmes, à celles que nous gardons en mémoire quand nous nous disons que les douze derniers mois sont vraiment passés vite.

Il y a quelques années, à la question de savoir si le sexe est quelque chose d'important, j'aurais répondu "bien sûr" sans même réfléchir, mais j'aurais accompagné cette réponse spontanée d'une myriade d'excuses pour expliquer pourquoi je n'y consacrais ni temps ni énergie. Comme Sweet Brown l'a dit si simplement dans une célèbre vidéo, "on n'a pas que ça à faire."

J'aimais mon compagnon, mais il y avait des choses plus importantes à régler tous les soirs. Préparer le dîner, débarrasser la table, regarder la télé, se laver les dents, parler de ce qu'on avait prévu pour le week-end et nous coucher pas trop tard. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, on n'avait pas une minute à nous. Le week-end, on voyait des amis ou la famille, on sortait, et après ça, j'étais crevée. Et j'avais mal à la tête. Et au ventre aussi. Et je l'assurais que le lendemain je serais plus en forme. Et puis il fallait qu'on décide si on allait au truc qu'on avait prévu la semaine suivante. Et, en plus, je devais me lever super tôt.

J'étais la reine des excuses! D'ailleurs, quand mon mari m'a proposé de participer à un super festival dans le désert où les adultes peuvent passer un bon moment, se déguiser et faire à peu près tout ce qui leur passe par la tête, je lui ai dit non, avec une liste d'excuses pour les cinq années à venir. Et puis je me suis interrompue, lassée de tous ces prétextes. J'ai accepté sa proposition, en lui disant que je l'accompagnerais avec plaisir dans le désert.

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Vous savez quoi? Je me suis éclatée, et on y est retournés l'année suivante, et celle d'après, et encore celle d'après. Comme on peut le voir sur cette photo qui déchire, ça me va bien de dire "oui".

Je me débarrasse aujourd'hui des excuses qui m'empêchent de vivre ce dont j'ai vraiment envie. Je dis "oui" à une pratique plus régulière de la masturbation, et de manière beaucoup plus inventive que jusqu'à présent. Et s'il faut pour cela que je dise à mon mari et mon fils d'aller se promener pendant une heure le week-end, ou que je prenne une pause déjeuner un peu plus longue en semaine, tant pis!

Je dis "oui" à un comportement ouvertement allumeur avec mon mari, même si je suis morte de honte à chaque fois. Un des avantages, c'est que je n'aurai peut-être pas besoin de mettre du blush ces jours-là.

Je dis "oui" au fait de remplacer nos séances de boulimie télévisuelle par des moments torrides sous la couette. Désolé, l'Apple TV et Portlandia! Votre côté super pratique et votre humour décalé attendront l'hiver prochain, quand je couverai ma grippe sur le canapé du salon.

Je suis curieuse de savoir à quoi vous avez envie de dire "oui" en 2016. Partagez ça avec nous dans les commentaires si vous l'osez!

Cet article, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Bamiyan Shiff pour Fast for Word.

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