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18/12/2014 11h:59 CET | Actualisé 17/02/2015 06h:12 CET

Pour un président garant des acquis institutionnels

POLITIQUE - La Tunisie traverse une période importante de son évolution politique et sociale. Les élections du 26 octobre 2014 ont doté la Tunisie d'un parlement légitime. Les élections présidentielles devraient accorder aux citoyens le pouvoir de choisir la personnalité qui apportera un équilibre au pouvoir exécutif, et garantira la stabilité, la paix et la sécurité en Tunisie.

Cette tribune est un texte collectif.

La Tunisie traverse une période importante de son évolution politique et sociale. Si l'indépendance a débarrassé la Tunisie du colonialisme et permis la construction d'un Etat moderne, la révolution de 2011 nous a libérés de la dictature et engagés dans une transition démocratique.

L'élection d'une Assemblée constituante a pourvu le pays de nouvelles institutions plus conformes aux aspirations de ses citoyens. Construire une démocratie est la seule garantie d'un développement économique et social durable. L'élaboration d'une Constitution consensuelle devrait garantir le caractère civil de l'Etat, l'égalité homme/femme, la justice sociale, la dignité et les droits à tous les citoyens.

Les élections du 26 octobre 2014 ont doté la Tunisie d'un parlement légitime. Les élections présidentielles devraient accorder aux citoyens le pouvoir de choisir la personnalité qui apportera un équilibre au pouvoir exécutif, et garantira la stabilité, la paix et la sécurité en Tunisie.

Le succès de ces élections est un enjeu vital pour conférer aux institutions la stabilité et la crédibilité requises afin d'assurer au pays une ère de progrès et de sérénité en nous prémunissant contre toute fragilisation des institutions de l'Etat.

Dans ce contexte, nous faisons appel à toutes les citoyennes et tous les citoyens, pour :

1. Rejeter toute forme de violence physique ou verbale entre les partisans des deux candidats. Le climat de peur et d'agressivité exacerbe les divisions et accroît le risque de déstabilisation de l'Etat. L'environnement régional caractérisé par la violence et l'incertitude, constitue un terreau propice au développement des menaces et risques de terrorisme, contre lesquels nous devons tous nous mobiliser et y faire face sans hésitation.

La Tunisie a un grand besoin de réévaluer sereinement ses grandes options stratégiques. Nous appelons les deux candidats à inciter leurs partisans à proscrire les campagnes de diabolisation et de haine, et à accepter d'en référer au jugement éclairé de l'opinion et de se soumettre à un débat public digne des enjeux.

2. Faire participer activement les jeunes, décisifs dans le succès de la révolution, aux élections présidentielles. Leur abstention dans les législatives est à la mesure de leur déception et de la marginalisation qui les a affectés. Le deuxième tour des présidentielles est une opportunité pour eux de dépasser le découragement occasionné par les vicissitudes de la transition et de redevenir partie prenante dans les décisions politiques.

3. Faire le choix qui permet l'épanouissement d'une démocratie réelle et durable. La nouvelle Constitution a consacré une stricte séparation et l'équilibre des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), avec une dissociation salutaire entre les compétences du gouvernement et celles du président de la République. Nous sommes sûrs que les Tunisiens feront le choix dont le pays a besoin et qui impose le respect de cette garantie essentielle pour empêcher qu'un parti ou une personne accapare tous les pouvoirs, prémisse au rétablissement de la dictature. Nous déclarons notre soumission à la volonté populaire exprimée par un vote libre et honnête.

Nous sommes persuadés que tous les Tunisiens sauront préserver l'avenir du pays, et veilleront au rétablissement de la dignité et l'égalité des droits à tous les citoyens, au maintien de la souveraineté nationale, à l'instauration d'une justice sociale équitable et au respect de l'intégrité des instances constitutionnelles.

Signataires :

Rabah Khrayfi

Abderrahman Ladgham

Samia Abbou

Abdelhay Chouikha

Omar Mestiri

Raouf Ben Yaghlane

Moncef Souissi

Salem Labiadh

Abdelbasset Sammari

Mehdi Mabrouk

Khelil Ezzaouia

Othman Jarandi

Ayachi Hammami

Tahar Chagrouch

Zouhour Kourda

Ahmed Ben Mustapha

Mohamed Abbou

Arbi Abid

Mokhtar Yahiaoui

Tahar Mestiri

Donia Ben Osman

Faouzia Bacha

Tarak Labidi

Mohamed Dhifallah

Abdellatif Hannachi

Zouhayr Ben Youssef

Abdessatar Mabkhout

Fethi Jarray

Abdelmagid Dabbar

Fayçal Jadlaoui

Tahar Soltani

Zoubayr Ben Saïd

Rabiaa Ben Taarit

Tahar Ennaïfar

Moudhafer Sammari

Mouldi Riahi

Abdelaziz Barrouhi

Saïd Mechichi

Tarak Mestiri

Mohamed Goumani

Mohamed Ben Gaga

Safi Saïd

Nouri Boukhchim

Naoufel Ben Ali

Mourad Yaakoubi

Samira Cheriaa

Noureddine Aloui

Adel Ben Abdallah

Nejib Mrad

Khalil Klaï

Abdelaziz Mathlouthi

Salem Berrabeh

Tahar Abaab

Kamel Haj Frej

Abdelaziz Mastour

Adel Fadhlaoui

Ameur Ben Mohamed

Lassad Jerbi

Abderrazzek Haj Salah

Samira Fekih

Ahmed Abaab

Monia Abaab

Faten Lacheb

Imed Berrabeh

Abdelwahed Cherif

Abdessatar Tlili

Ramzi Bejaoui

Ali Haouari

Hassen Mouldi

Mehdi Chenik

Chaker Houki

Adel Guelmani

Mohamed Jounaidi Fattoumi

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