LES BLOGS
23/10/2015 10h:40 CET | Actualisé 23/10/2016 06h:12 CET

Gouverner c'est prévoir, ou quand l'Algérie manque cruellement d'hommes d'Etat

DR

"La différence entre le politicien et l'homme d'Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération." Winston Churchill

- Qu'as-tu ? Que cherches-tu ? Qu'est ce qui te tourmente ? Je te vois terriblement inquiet mon ami.

- L'état du pays m'inquiète beaucoup. Je me demande s'il y a des moyens pour survivre à la débâcle qui s'annonce.

- Es-tu sûr d'être là demain?

- Si je disparais, une foule de jeunes nous survivra. De quoi sera fait l'avenir de nos enfants, de la génération future dans ce monde impitoyable ? Auront-ils de quoi subvenir à leurs plus élémentaires besoins en ces temps de baisse dramatique du coût de baril de pétrole sur le marché mondial (le pays tire ses recettes en devises de l'exportation des hydrocarbures) ? Nous avons failli de ne rien prévoir. Ne dit-on pas que "gouverner c'est prévoir" ? Si j'arrive à donner des solutions je rentrerai dans l'histoire.

- Et si tu ne trouves pas ?

- Je serai vite oublié. Ils me maudiront comme ils maudissent ces corrompus qui nous ont mené à l'impasse.

- Crois-tu que nous manquons d'hommes d'Etat ?

- Nous avons un court sursis. Si le président actuel libère les algériens et leurs initiatives, s'il apporte les changements qu'il faut, la bonne gouvernance et s'il décrète que tout corrompu et tout corrupteur seront punis, il rentrera dans l'histoire comme le sauveur du pays.

Pour répondre à ta question: Abane Ramdane et Mohamed Boudiaf avaient le souci de l'Algérie. Et tu n'es pas dans l'ignorance qu'ils avaient été sauvagement assassinés. Ait Ahmed l'un des six chefs historiques de la grande révolution algérienne est toujours loin de son pays, exilé.

- Je te comprends, je te rejoins l'heure est grave. Espérons en une transition pacifique en notre pays. Le peuple n'en peut plus des violences. Mais le mieux, souhaité par la majorité des algériens, c'est de rétablir la confiance avec les gouvernés en les écoutant, en répondant à leurs vœux. L'impression d'un manque de vision stratégique afin de mettre fin au déclassement progressif de l'Algérie constaté par tous, en dépit de son beau potentiel démographique et de ses immenses richesses naturelles, persiste

Espérons que les dirigeants actuels prennent enfin conscience des dangers qui guettent le pays. Et feront passer les intérêts de l'Algérie avant tout.

LIRE AUSSI PARMI LES BLOGS:

Peut-on gouverner un pays par des messages écrits?

Algérie: n'est-il pas temps, vraiment temps d'innover?

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.