LES BLOGS
24/01/2016 07h:49 CET | Actualisé 24/01/2017 06h:12 CET

Charbonnier est maître chez soi

Selon le premier classement "des meilleurs pays au monde", établi par le magazine américain "U.S. News", l'Université de Pennsylvanie et Y&R, et rendu public ce jeudi 21 janvier, l'Algérie est en queue de peloton, en occupant la 60e position sur 60 pays. Elle est largement dépassée par le Maroc (35e) et la Tunisie (47e). En tête du classement, on trouve l'Allemagne, le Canada et le Royaume-Uni.

Faut-il s'inquiéter fortement par ce classement ou apprécier à sa juste valeur l'évolution du pays qui, il ne faut jamais l'oublier, qu'à l'encontre de ses voisins tunisiens et marocains, n'a jamais été épargné par des guerres dévastatrices ?

Si la colonisation française a été plus cruelle en Algérie avec un conflit armé dévastateur de plus de sept années, nos voisins bien épargnés, la guerre civile à partir des années 1990 entre deux terribles intégrismes nationaux islamiste et dictatorial a occasionné un immense retard pour l'Algérie (On estime que ce conflit coûta la vie à plus de 60 000 personnes ; d'autres sources avancent le chiffre de 150 000 personnes avec des milliers de disparus, un million de personnes déplacées, des dizaines de milliers d'exilés et plus de vingt milliards de dollars de dégâts).

Avec des défaillances, nous nous sommes bien sortis

L'écrivain algérien Rachid Boudjedra a rapporté dans sa chronique intitulée A vrai dire du 18/01/2016 dans le journal électronique TSA : "Nous sommes partis de très bas et revenus de très loin. Simone de Beauvoir écrivait dans ses mémoires dans les années 40 à-propos des Algériens "je n'ai pas rencontré des êtres humains ni même des végétaux. J'ai rencontré des êtres minéralisés par la faim et la maladie de la mort lente."

On en est plus là et aujourd'hui les écoles, les universités, les hôpitaux, les journaux libres et courageux se multiplient et se déploient sur tout le territoire national. La famine et les épidémies ont été éradiquées depuis longtemps."

Il faut se mettre dans la tête que même vivant avec tous les délices dans les pays riches et développés cela ne saurait nous combler car nous serons toujours considérés comme "étrangers".

Rien n'est égal à cette liberté en son propre pays malgré parfois les répressions et les manques dans beaucoup de domaines : au milieu des miens nul ne me pointera du doigt ni ne me stigmatisera. Et n'est ce pas formidable de participer à cette noble tâche d'édification nationale ?

Ce qui ne sera que fidélité aux serments de tous ceux tombés au champ d'honneur durant la guerre de libération 1954-1962.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.