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30/07/2015 12h:44 CET | Actualisé 30/07/2016 06h:12 CET

Algérie: n'est-il pas temps, vraiment temps d'innover?

Depuis longtemps, il me semble chaque fois relire les mêmes propos dans la presse nationale et internationale à propos de l'Algérie. Je vais essayer de faire rapidement une synthèse afin que tous nous passons à autre chose de moins aliénant.

Depuis longtemps, il me semble chaque fois relire les mêmes propos dans la presse nationale et internationale à propos de l'Algérie. Je vais essayer de faire rapidement une synthèse afin que tous nous passons à autre chose de moins aliénant.

Résumons-nous:

Les dirigeants algériens savaient depuis longtemps, depuis sa découverte par les français en 1956, que le pétrole est une énergie non renouvelable. Et ces dirigeants -le président était déjà au pouvoir en 1965, il était ministre des affaires étrangères- avaient assez de temps pour penser l'Algérie et l'après-pétrole, s'ils avaient voulu éviter pour toujours les heurts entre forces de l'ordre et manifestants, s'ils étaient soucieux du bien être des algériens.

Pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Pourquoi avoir attendu que la crise arrive pour s'alarmer ?

Ne dit-on pas que gouverner, c'est prévoir !

L'Algérie tire ses recettes en devises de l'exportation des hydrocarbures. Un élève de l'école primaire vous dira facilement que comme le pétrole est non renouvelable, il fallait penser à développer du moins le tourisme et l'agriculture comme le font si bien nos voisins marocains et tunisiens.

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Et pourtant, depuis au moins 1970, rien n'a vraiment été fait. Dans les années 1999-2014, nous avions bénéficié de l'ère des pétroles chers, le baril atteignant 140 dollars. Au moins 800 milliards de dollars disponibles avaient été gaspillés. Et résultat, le pays est aujourd'hui en danger à la moindre secousse.

Ce constat tout le monde le connait. Et on le ressasse à longueur de temps. Depuis longtemps.

La conclusion qui s'impose écrivons là une fois pour toutes: si ces dirigeants qui n'ont pas réussi nul décollage persistent à rester, ils doivent en urgence s'entourer de véritables compétences. Et Dieu sait qu'il en existe en Algérie. Le développement est possible surtout lorsque l'on sait que l'Ethiopie hier encore étant le pays le plus pauvre du monde, présente aujourd'hui 10 pour cent de croissance économique, une des plus hautes du monde selon le F.M.I.

Il est vraiment temps comme ils avaient l'habitude de nous le dire "de mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut". Cela urge vraiment dans notre intérêt pour n'avoir pas à revivre les barbaries de la décennie noire 1990-2000.

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