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10/01/2017 11h:48 CET | Actualisé 11/01/2018 06h:12 CET

Le string et la burqa

ArmyAmber / Pixabay

La burqa couvre tout le corps, absolument tout le corps. Elle en fait une sorte de propriété privée, fortifiée, cadenassée dont seul le seigneur et maître a en mains les clés.

Pour des marchands bédouins, accoutumés à vendre des biens sur les marchés, l'idée n'est pas si farfelue: valoriser la marchandise pour en hausser le prix, l'auréoler de mystère en vue d'exciter la curiosité et l'envie des riches notables aux harems déjà bien fournis. L'objectif est donc en fin de compte marchand et constitue un argument marketing à ne pas prendre à la légère.

Le string noir, bleu ou rouge sur un corps bronzé, n'en dément pas la grâce, au contraire il la met bien en vue. Il en dévoile avec concision les contours. Les mannequins aux belles allures, divinement costumées, seins bombés, ventre galbé et fesses bien comme il faut, n'ont elles aussi pour finalité d'être ainsi dénudées, que vendre, et pire encore, vendre du shampoing, des soutiens-gorge, des voitures, des friandises de toutes sortes.

Mais derrière tous ces produits, il y a elle à vendre encore et toujours: la femme.

Celle-ci est ainsi depuis toujours un argument de vente, qu'on la vende elle-même ou qu'on vende d'autres biens vantés par ses linéaments à elle! Sous des prétextes divers, les sociétés humaines l'habillent ou la déshabillent, la couvrent entièrement ou la dénudent selon l'humeur du temps.

Aujourd'hui l'humeur du temps est à la liberté, alors libérons la femme, mais de ses habits et non pas de ses chaînes!

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