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28/02/2018 16h:50 CET | Actualisé 02/03/2018 06h:34 CET

Être Marocain, avoir un beau pays

Zzvet via Getty Images

Qui vient pour la première fois au Maroc est enchanté. Hospitalité, serviabilité, affabilité et gentillesse ne sont pas de vains mots chez les Marocains toutes origines, arabe, berbère, touareg, nomade confondues. Pays patrimoine par excellence, exemplaire sur le plan de la préservation du patrimoine et tout naturellement touristique, le Maroc offre du pittoresque à volonté.

Son peuple pacifique et courtois saura vous rendre le séjour agréable. Vous rencontrerez à votre grande surprise des personnes qui vous diront: je suis arabe, nomade, de la montagne, du désert, berbère, touareg sans complexe aucun. Bien sûr tous sont Marocains mais leur nationalisme semble ne pas se manifester dans un centralisme aplatissant mais dans un régionalisme diversifié aux expressions culturelles authentiques. Leur allégeance au roi semble être le dénominateur commun et l'expression de leur nationalisme. Le texte qui suit propose de faire un survol du Maroc pour mieux le situer, l'appréhender, le comprendre et l'aimer.

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Géographie, topographie

Le Maroc s'étend sur un littoral de 1890 km* le long de l'Atlantique et 500 km le long de la Méditerranée. Il enjambe des plaines fertiles avant de rejoindre les Monts de l'Atlas à l'est vers l'Algérie, il enjambe les dunes de sable vers la Mauritanie et il escalade les Monts du Rif vers la Méditerranée. Une situation géographique particulière qui fait qu'il est avec l'Espagne et la France l'un des seuls pays à posséder des côtes sur la Méditerranée et sur l'Atlantique.

La superficie du Maroc varie selon que l'on intègre ou non le Sahara occidental, territoire considéré par l'organisation des Nations Unies comme territoire non-autonome, 446.550 km2 ou 710.850 km2. Le Sahara Occidental qui correspond à 80 % de son territoire ainsi nommé est de fait administré par le Maroc qui le réclame dans sa totalité tout comme le Front Polisario, qui réclame l'indépendance de ce territoire.

Les paysages du Maroc sont d'une variété extrême et bien entretenus. Depuis l'interdiction des sacs en plastique en 2016 les campagnes et les abords des agglomérations sont débarrassés de ce genre de déchet pour le bonheur des yeux.

Les dunes de sable offrent des ocres inoubliables. Plus proche des grands plans d'eau, l'olivier, le figuier, l'eucalyptus, le thuya de berbèrie ou le légendaire arganier pavoisent des verts sans pareil. Parlons de l'arganier, arbre marocain par excellence qui n'existe qu'au Maroc dans les régions proches de Marrakech, Agadir et Essaouira. Ses fruits sont similaires aux amandes, on les torréfie ou non avant d'en extraire une huile rare et magique comestible ou cosmétique. Essayez au hammam un gommage à l'huile d'argan, sel de mer et herbes. Vous serez convaincu.

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Les chaînes de montagnes importantes sont, du nord au sud, la chaîne du Rif, presqu'adossée à la Méditerranée dont le plus haut sommet, le Tidirhine culmine à 2.448 m ; et les trois chaînes de l'Atlas : le Moyen-Atlas, le Haut-Atlas et l'Anti-Atlas. L'Anti-Atlas au sud finit sa course en se fondant dans les dunes du désert et laisse place à une plaine contre l'Atlantique. Les Haut et Moyen-Atlas encerclent une vaste plaine qui s'étend à l'ouest vers l'Atlantique qui baigne toutes ces côtes de son humidité bienfaitrice. Au nord le Moyen-Atlas est bordé par la plaine du Saïs et les cités impériales de Fès et Meknès, berceau de l'Empire chérifien fondé par Idris 1er en 789. Le Moyen-Atlas abrite non seulement des pentes de forêts de cèdres, de chêne-liège et de chênes verts, des gorges et des grottes, mais aussi les parcs nationaux d'Ifrane, de Kénifra et Tazekka. En outre le Moyen-Atlas donne naissance à trois grandes rivières qui se jettent toutes dans l'Atlantique, le Sebou, l'Oum Errabiaa et le Bouregeg.

Le Haut-Atlas, au centre, le massif le plus élevé d'Afrique du Nord est une véritable barrière et marque la frontière entre le Maroc atlantique et méditerranéen et le Maroc saharien. Il a une superficie de 100.200 km2. Le point culminant du Haut-Atlas et de tout l'Atlas maghrébin est le Mont Toubkal à 4.167 m d'altitude qui expose ses neiges éternelles toute l'année au loin de Marrakech et confère à cette ville son extrême beauté. On compte encore 8 autres sommets de plus de 4000 m.

Le grand sud du Maroc est le sahara fait de dunes ocre, ondulantes, mouvantes et éphémères dont le summum est de les voir se juxtaposer à l'océan. Ces dunes sont la coqueluche des touristes en recherche d'exotisme et d'extase.

Les climats du Maroc sont méditerranéens et atlantiques et déterminés par les différentes influences océaniques, méditerranéennes, montagnardes, continentales et sahariennes suivant les régions.

Les nombreux cours d'eau que possède le Maroc permet en outre une belle diversité de flore et de faune. Du scorpion et dromadaire dans le sud jusqu'au magot à Gibraltar; du cerf dans les montagnes aux flamands roses et échassiers dans les parcs nationaux, c'est toute une faune riche et variée.

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Histoire succincte du Maroc

Comme toute l'Afrique du Nord avant l'arrivée de l'Islam avec des arabes au 7ème siècle, les populations étaient de prédominance berbère. Les territoires du Maroc subirent des incursions phéniciennes, carthaginoises, romaines et vandales. Beaucoup plus tard, espagnoles, portugaises et andalouses.

L'empire romain qui régna sur cette partie de l'Afrique laissa des villes dont les ruines sont visibles encore de nos jours. C'est le cas de Volubilis proche de Meknès : une des ruines romaines les mieux conservées. Les siècles précédents le 7ème siècle, les populations autochtones berbères avaient leur propre entité politique et sociale et leurs propres langues. Ils auraient en partie embrassés les religions monothéistes existantes, c'est-à-dire le judaïsme et le christianisme. En grande partie ils auraient conservé des croyances antiques et animistes.

L'Islam a converti les peuples berbères dans toute l'Afrique du Nord et les a en partie arabisés. Cependant des poches linguistiques berbérophones se sont perpétuées jusqu'à nos jours. Au Maroc on les trouve dans les régions montagneuses du Rif, du Moyen-Atlas et du Haut-Atlas. Maroc, le mot lui-même dérive du berbère Marrakch de l'appellation ancienne de Marrakech par la prononciation courante Marak.

Ce fut dès l'an 647 que la conquête du Maghreb par les troupes arabes et que l'islamisation du Maghreb commença et dura plus de quarante année tant la résistance des tribus berbères fut acharnée. La progression des troupes arabes fut stoppée net sur les bords de l'Atlantique.

Le Maroc islamique commence véritablement avec l'arrivée d'Idriss fuyant les massacres dont sa famille était victime suite à la bataille de Fakh près de La Mecque du 11 juin 786. Descendant de Fatma Zohra, fille du prophète Mohamed (qssl) et d'Ali son gendre et cousin par leur fils Hassan, il réussit à s'enfuir au Maroc où il se réfugia dans l'antique cité romaine de Volubilis sous la protection de la tribu berbère Awarbas.

Il fonda Fès en 789 et la proclama capitale de son royaume en 791. Assassiné par un commanditaire d'Haroun Al Rachid, cinquième calife de la dynastie des Abbassides, ce sera son fils Idriss II, dont le calife ne soupçonnait pas l'existence lors de ce hideux forfait, qui étendra son royaume au-delà de la ville de Tlemcen actuellement située en Algérie et jusqu'au Souss dans le sud. Celui qui deviendra Idris II, fils de l'alliance d'Idriss 1er et d'une berbère, nommée Kenza, était encore dans le ventre de sa mère lorsqu'Idris 1er son père, fut tué. Fès devint avec lui mais surtout avec son successeur, Mohamed, un centre intellectuel important du monde arabe. La construction de la prestigieuse mosquée Quaraouiyne sera déterminante.

La dynastie des Idrissides s'affaiblira ensuite pressée par les dynasties des Fatimides à l'est et des Omeyades au nord. Elle se réfugia en Andalousie. Dans les périodes qui suivirent, les tribus berbères ayant repris de la force, ce seront, entre 954 et 1059, les trois grandes tribus Zénètes qui, s'étant soulevées et s'étant emparées auparavant de plusieurs villes dont Fès, Salé, Oujda (fondée en 994 par le Maghraoui Ziri ibn Attia), et de certaines régions comme celle du Souss, seront les maîtres. Les règnes de ces dynasties berbères tisseront des liens avec l'Andalousie. La chute de Grenade en 1492 amènera au Maroc un flux de réfugiés andalous qui marqueront de leur empreinte arabo-andalouse-mauresque tous les domaines.

En 1659, la dynastie des Alaouites prend le pouvoir. Les Alaouites sont eux aussi descendants de Fatma Zohra fille du prophète (qssl) et d'Ali gendre et cousin du prophète (qssl) par Mohamed Nefs Zakya, proclamé Mahdi en 737 et mort au combat en 762. Son descendant, Hassan Dakhil, originaire de l'oasis Yanboa an Nakil dans la péninsule arabique aurait été appelé à venir au Maroc par des nobles pèlerins berbères du Tafilalet au 13ème siècle.

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Il se serait installé à Sijilmassa en 1266. Hassan Dakhil est 17ème descendant de Nefs Zakya et le 21ème descendant du prophète (qssl). Plus tard son 5ème descendant Moulay Mohamed ben Cherif est le père de Moulay Rachid ben Chérif, premier sultan de la dynastie Alaouite. Mais c'est avec Moulay Ismaïl devenu sultan en 1672 que la puissance de cette dynastie et le tracé du Maroc se feront. En effet le sultan Moulay Ismaël s'alliera une grande armée faite d'esclaves-soldats noirs comme les Oudayas, originaires de l'Afrique de l'Ouest.

Grâce à cette puissante force le sultan, mène une guerre contre les tribus berbères rebelles, contre les espagnols qui occupent la côte atlantique, les anglais de Tanger et les turcs de l'Algérie ottomane voisine. Ce sultan réussit à étendre son autorité chérifienne sur la Mauritanie au sud et à l'est sur les oasis du Touat, actuellement en Algérie. Moulay Ismaïl dont on dit que sa peau était foncée due, probablement, à une favorite noire, sa mère, avait installé sa capitale à Meknès, cité préalablement fondée en 711 par la tribu berbère des Meknassas qui lui donnèrent son nom. Ce sultan bâtisseur et réorganisateur du Maroc qui régna de 1672 à 1727 agrandit et embellit sa capitale en la dota de multiples mosquées, de merveilleux palais et jardins.

Située à 60 km à l'ouest de Fès, Meknès est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996, on peut y visiter entre autres merveilles le mausolée de Moulay Ismaïl. Stéphane Bern, le chroniqueur contemporain par excellence des maisons princières, dans une émission télévisée intitulée "Moulay Ismaïl, le roi soleil des mille et une nuit" narrait la petite histoire de ce sultan qui avait demandé la main d'une fille naturelle de Louis XIV, la princesse de Conti. Louis XIV la lui aurait refusée et en contrepartie lui aurait fait cadeau de somptueuses pendules franches-comtoises que l'on peut admirer dans son mausolée de nos jours.

Ce sera le sultan Moulay Abd Er Rahman (1822-1859) qui, tout en essayant de sortir l'empire chérifien de l'isolement, devra contrecarrer les agressions colonialistes françaises. Il aidera l'Emir algérien, Abd El Kader, dans sa lutte anti-colonialiste mais après sa défaite contre la puissante armée française à la bataille d'Isly en août 1844, il dut reconnaître la présence française au Maghreb, particulièrement en Algérie par le traité de Tanger et déclarer l'Emir Abd El Kader hors la loi. La fin de son règne est aussi assombrie par la guerre hispano-marocaine de 1859-60 qui s'achèvera par l'occupation espagnole de Tétouan.

Mohamed IV qui lui succéda tentera de moderniser le Maroc particulièrement son armée. Son successeur Hassan Ier connaîtra la Conférence de Madrid de 1880 qui préfigure le partage de l'empire chérifien.

En 1912, malgré de fortes résistances, le protectorat français s'installe au Maroc et prend pour capitale Rabat. Le Maroc connaîtra dès lors une expansion économique fulgurante mais le peuple marocain subira un sort, semblable aux autres peuples colonisés, fait d'injustice, d'oppression et d'exploitation. L'insurrection du Rif contre les espagnols en 1921 et la guerre du Rif qui s'ensuivit, malgré la défaite espagnole sanglante d'Anoual en juin, est écrasée par l'armée française et oblige le chef rifain Abd El Krim à capituler en 1926. Le retentissement de l'expérience rifaine cependant, sera énorme et mondiale et germera ensuite dans une résistance politique à l'échelle de tout le Maroc et aboutira dès 1930 au mouvement nationaliste marocain et à la fondation du parti de l'Istikkal en 1943 dont un des principaux fondateurs fut Mehdi Ben Barka**.

Le protectorat français n'épargna pas les Marocains durant les deux guerres mondiales. 35.000 marocains sont engagés de force par l'armée française pour la guerre de 1914-18. Plus tard durant la 2e guerre mondiale de 1939 à 1945 ce sont 25.000 à 30.000 marocains qui tombent au champ de bataille pour la libération de la France ce qui conférera au sultan marocain Mohamed ben Youcef la dignité de "Compagnon de la libération" décerné par Charles De Gaulle en 1945.

En 1944 paraît le manifeste de l'indépendance avec un nom, celui de Mehdi ben Barka, ce qui lui vaudra la prison pendant un an. En 1947, le sultan Mohamed Ben Youssef dans son discours de Tanger réclame l'indépendance et l'intégralité territoriale. Dès les années 1950, le mouvement national marocain deviendra une lutte armée avec la création de l'Armée de libération nationale. Des foyers de guérilla sont établis dans les régions montagneuses du Rif, du Moyen-Atlas et de la frontière algérienne ainsi que dans les confins du sud.

Les français déposent le sultan Mohamed Ben Youssef et l'exile le 20 août 1953 en Corse puis à Madagascar. En même temps se déclenche la "Révolution du Roi et du Peuple".

Après des pré-pourparlers de négociation menés à Aix-Les-Bains en août 1955, la reconnaissance, le 6 novembre de la même année, par le gouvernement français du principe de l'indépendance du Maroc, le sultan Mohamed Ben Youssef (futur roi Mohamed V) et sa famille rentrent triomphalement à Rabat, c'est la date historique du 16 novembre. Mehdi Ben Barka avait été de ceux qui ont négocié son retour. C'est le 2 mars 1956 que le sultan et le gouvernement français annoncent officiellement l'indépendance du Maroc.

La dynastie alaouite gouverne encore aujourd'hui le pays. Le roi Mohamed VI fut intronisé à la mort de son père Hassan II. En digne petit-fils du roi Mohamed V qui essaya de démocratiser le pays, le roi actuel semble reprendre le flambeau.

Mohamed VI a étudié à l'Université Hassan II de Rabat dont il est diplômé en droit. Il choisit comme projet de recherche "L'union africaine et la stratégie du Royaume du Maroc en terme de relations internationales". Il est diplômé en 1987 en Sciences Politiques et effectua un stage à Bruxelles auprès du cabinet de Jacques Delors, alors président de la Commission européenne. A Nice, à l'université Sofia Antinopolis, il obtint son doctorat en droit. Sa thèse s'intitulait : "Les relations CEE-Maghreb".

Il était encore célibataire lorsqu'il succéda à son père Hassan II en 1999. Il ne tardera pas à épouser la jeune ingénieure informaticienne, Salma Bennani, en 2001. Salma Bennani, fassie, fille d'un enseignant de Fès, lui donne son premier enfant le 8 mai 2003, un fils qui fut nommé du nom de son grand-père, Moulay Hassan, puis une fille, la princesse Khadîdja, le 28 février 2007.

Parmi les changements aux traditions que le roi Mohamed VI a apportés, il est à noter particulièrement le limogeage du trop puissant ministre de l'intérieur en novembre 1999 et la Création du conseil des Oulémas en décembre 2000 avec pour la première fois des femmes dans sa composition. Plus tard, le 17 octobre 2001 la création de l'institut royal de la culture amazighe l'IRCAM affirmant ainsi l'importance de la culture amazighe dans l'identité nationale.

Et "last but not least" il annonça publiquement ses fiançailles et son mariage. Son épouse est visible. C'est avec bonheur qu'elle arbore de somptueux caftans traditionnels lors de festivités comme celle de son mariage à Rabat en octobre 2001. Lalla Salma est la première épouse d'un monarque marocain à porter le titre de princesse, elle est aussi la première épouse royale de ce pays musulman à être présentée officiellement. Elle est, de facto, première dame. Elle accompagne régulièrement son époux dans des cérémonies officielles ce qui a fort modernisé la monarchie alaouite.

Le Maroc actuel

L'ancien empire chérifien a retrouvé son indépendance mais n'a pas retrouvé son intégralité territoriale bien que la Maroc indépendant tenta de reconstituer le Grand Maroc (au moins l'empire dans ses frontières d'avant 1912 qui englobait la Mauritanie, quelques territoires de l'ouest de l'Algérie, le nord-ouest du Mali, voire une partie de l'archipel des îles Canaries). Cette idéologie fut abandonnée et cela se confirma par la reconnaissance par Rabat de la République islamique de Mauritanie.

La marche verte organisée par Hassan II le 6 novembre 1975 lança 350.000 marocains, Coran et photo du roi à la main, en direction du Sahara Occidental. L'année suivante, l'armée marocaine contrôle définitivement ce territoire. Depuis, la question du Sahara occidentale n'est toujours pas durablement résolue.

Le système politique est une monarchie constitutionnelle dont la capitale est Rabat. Les langues officielles sont l'Arabe et depuis peu la Tamazight. Mais le français est fort usité.

Le Maroc comporte dans son sein une population berbère très importante. Rien de moins que 40 % de la population s'exprime encore aujourd'hui dans des dialectes de tamazigh. Cela a conduit à opter pour la reconnaissance de la langue Tamazight et à la projeter au rang de langue nationale à côté de l'arabe classique. L'arabe classique reste la première langue administrative ; le Tamazight est en passe d'être unifié pour pouvoir l'utiliser de façon adéquate.

Les Marocains aiment leur roi Mohamed VI. Il a fait du bien concordent-ils la plupart à le dire. Mohamed VI se donne de la peine pour le développement du Maroc. Son cheval de bataille semble être l'éradication de la pauvreté et le développement durable, entre autres. Conclusion que l'on peut arborer après avoir visité ce pays. Comme on peut conclure que le Maroc est résolument un pays africain, de par ses cultures et son métissage.

En effet la plus grande partie de son peuple est métissé arabo-berbère ou berbéro-africain si ce n'est le tout mélangé. Pour le roi c'est quasiment pareil. Son arbre généalogique visible sur un monument à Rabat ne mentionne que l'ascendance paternelle remontant au fils de Fatima Zohra, fille du prophète (qssl) et d'Ali gendre et cousin du prophète (qssl). Mais à considérer son côté maternel, logiquement, on y trouverait nombre de femmes berbères voire au moins une africaine. Ce qui amène à conclure qu'il y a comme une symbiose entre la famille royale et le peuple marocain

Le Maroc a revu son découpage administratif en 2015 en 12 régions ayant à sa tête un wali. Ces régions ont un statut de collectivité locale selon l'art 101 de la Constitution.

Le roi Mohamed VI qui s'intéresse de près au développement durable a conduit le Maroc à accueillir la COP22 en 2016 à Marrakech et à construire la centrale solaire thermodynamique " Noor", à Ouarzazate, la plus grande d'Afrique et la 7ème au monde. Entrée en service en février 2016 elle produit 160 MW, son extension est programmée en trois étapes et sa puissance sera de 580 MW.

Au dernier recensement de 2014 la population du Maroc s'élevait à 34 millions d'habitants.

Il y aurait tant à dire encore sur ce pays, des éloges, des critiques mais ici la critique n'est pas le propos. Le Maroc est au final quelque peu méconnu bien que son nom soit connu de tous. Un pays un peu mystérieux, par sa situation comme en dehors des grands passages, là où la conquête de l'ouest a dû s'arrêter net, face à l'Atlantique. Cet article n'est qu'un modeste survol non exhaustif pour se faire une idée générale de ce pays.

Le tourisme étant une de ses activités économiques les plus importantes, le vacancier se délecte de l'offre touristique qui lui est servie. Les splendides villes impériales de Meknès, Fès, Rabat et Marrakech sont au programme de tous les tours opérateurs. Casablanca n'est pas la ville la plus intéressante pour les touristes cependant elle attire des foules à la Mosquée Hassan II***.

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Inaugurée en 1993. Elle est située sur un site de 9 hectares en partie sur l'Atlantique. L'idée, au départ, s'inspire d'un verset coranique "le trône de Dieu était sur l'eau". La collaboration entre le bureau d'architecture français de Michelle Pinseau et les " maâlem" (maître des corps artisanaux) marocains aboutirent à ce joyau de l'architecture marocaine où les différents artisanats du pays sont glorifiés.

Plus de 10.000 artisans et 2500 ouvriers ont travaillé pendant 6 ans à la réalisation d'une des plus belles mosquées du monde la dotant d'un minaret de 200 m de haut, d'une salle de prière de 20.000m2, de deux mezzanines pour les dames, d'une salle d'ablutions avec 41 fontaines, d'une toiture en bois ouvrante, de deux hammams et une piscine chauffée ... le tout doté des techniques les plus modernes. Ainsi un laser d'une portée de 30km dirigé vers la Mecque.

La mosquée a été financée par le peuple marocain dans son ensemble qui répondit positivement à l'appel royal, chacun selon ses moyens et sa générosité. Le roi Hassan II a suivi de près cette construction quasiment chaque jour.

Outre un parking d'une capacité de 1034 places, d'une esplanade d'une contenance de 80.000 personnes, d'une médersa, d'une académie des arts traditionnels, ce complexe religieux possède un musée inauguré par le roi actuel en 2012.

Artisanat, manifestations et festivals culturels (comme le festival gnaoua**** d'Essaouira chaque année depuis sa création en 1998, devenu un rendez-vous incontournable), cuisine succulente, hôtels aux architectures reflétant admirablement les cultures marocaines font parties des nombreuses facettes attractives du tourisme marocain.

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Les Ryad, ces maisons traditionnelles, rénovées pour la plupart avec beaucoup d'attention et de goût, convertis en petits hôtels ou maison d'hôtes ravissent leurs clients avec le cliquetis de l'eau d'une fontaine au milieu des cours intérieures. Relaxation garantie aidée par les hammams et les divers massages.

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Le marocain musulman, quant à lui, renouvelle son allégeance au roi à chaque fois qu'il accomplit sa prière. "J'atteste qu'il n'y a pas d'autres Dieux que Dieu et que Mohamed est son prophète. Que la bénédiction soit sur lui et sur sa famille". En définitive cette dernière phrase qui semble anodine n'est autre qu'un "God bless the King". Mais ceci n'engage que la modeste auteure de ces lignes.

Pour les étrangers, une des meilleures façons de préparer son séjour au Maroc ou de contempler chez soi des prises de vue merveilleuses de ce non moins merveilleux pays est de consulter sur Instagram ou Facebook le site Simply Marocco.

(*): valeur intégrant le Sahara occidental

(**): Mehdi Ben Barka (1920-1965) fut un grand artisan de l'indépendance du Maroc. Il fut aussi un opposant au roi Hassan II. Il disparut, enlevé, à Paris, son corps ne fut jamais retrouvé. La lumière sur cette disparition n'est à ce jour toujours pas faite.

(***): www.fmh2.ma

(****): les gnaouas sont une confrérie islamique. Le terme gnaoua désigne de manière générale les anciens esclaves africains.

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