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15/02/2018 10h:30 CET | Actualisé 15/02/2018 10h:30 CET

Sexe, contrainte et consentement

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SOCIÉTÉ - Lui est âgé de 28 ans et père de deux enfants. Elle, est une fille ou plutôt une fillette âgée seulement de 11 ans. Le 24 avril 2017 en région parisienne, l'homme aborde la jeune fille et réussit à l'emmener chez lui pour coucher avec. Elle n'avait jamais embrassé un garçon et c'était son premier contact physique avec un homme.

En sortant de l'appartement, la jeune fille réalisa l'énormité de ce qu'elle venait de vivre. Elle alerta ses parents qui appellent la police. Lors de l'audition, les policiers expliquent à la mère de la fillette que l'acte a été commis "sans violence et sans contrainte". Le fait que la fille ait adopté une attitude nonchalante n'a pas joué en sa faveur. Sur la base de ces faits, le parquet de Pontoise (Val-d'Oise) en région parisienne, avait poursuivi le jeune homme non pour viol, mais pour "atteinte sexuelle", considérant qu'il n'y avait aucune contrainte.

Ce mardi 13 février, 11 mois après les faits, le parquet s'est donc penché sur le dossier avec les à-côtés juridiques, éthiques, biologiques. Les avocats des deux parties se sont affrontés à coups d'arguments et de contre-arguments: s'agit-il d'un viol ou d'une atteinte sexuelle? Est-ce un consentement ou un forcing physique? La jeune fille a-t-elle "encouragé" par son silence et sa "nonchalance" son "agresseur"? Autant de questions sur lesquelles a buté le tribunal correctionnel de Pontoise, finissant par reconnaître qu'il est "incompétent". Il a renvoyé le ministère public à "mieux se pourvoir" dans cette affaire.

Le plus cruel dans l'histoire, c'est qu'il n'y a eu ni préliminaires ni "préambule" entre la mineure et le jeune homme. Ce dernier n'a pas cherché à connaître ni son nom, ni son âge, ni son niveau scolaire ou sa famille. La seule chose qu'il a su c'est qu'elle n'avait pas de petit copain et qu'elle n'a jamais embrassé un garçon! La jeune fille non plus n'était ni curieuse ni méfiante.

Cette affaire qui a ému l'opinion publique et fait réagir associations et classe politique pose une fois encore la question de la sexualité dans ce qu'elle a de violent, pervers et caché. La jeune fille est d'abord victime des réseaux sociaux dont elle est "addict" avant d'être victime de ce jeune homme qui s'est engouffré d'une manière perverse dans cette faille. Augmenter l'âge de la pratique sexuelle à 15 ans comme le prône Emmanuel Macron est-elle la bonne solution? C'est à suivre et le débat ne fait que commencer.

Si une telle pratique est instruite et fait l'objet de débats passionnels en Europe, dans les pays musulmans, elle est passée sous silence. On couche avec des mineures et cela n'émeut personne! De même que le mariage des mineures, qui s'apparente à un viol, est monnaie courante. Il est légitimé par certains fuqaha, qui y légifèrent à coups de vidéos toxiques en se référant à l'exemple du prophète qui avait épousé Aïcha à l'âge de 6 ans! On se souvient du "mariage" d'une jeune fille de 8 ans au Yémen avec un homme de 40 ans. La nuit des noces, elle décède suite à l'éclatement de son utérus.

Sexe et violence dont sont victimes les mineur(e)s traduisent en fait la misère, la régression et l'inculture et il est temps d'y mettre un terme.

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