LES BLOGS
13/02/2017 09h:30 CET | Actualisé 12/02/2018 06h:12 CET

Nos médecins nous aiment, aimons-les!

Levons donc les drapeaux blancs! Et clôturons cette guerre, médiatiquement- initiée, en dopant la crédibilité de la profession et l'intégrité des professionnels

sturti via Getty Images

Une bataille acharnée, des manifestations obstinés et tout un défilé de protestations activistes, ont mis en œuvre le triomphe de la volonté de nos jeunes médecins, médecins dentistes et pharmaciens, qui n'ont fait que revendiquer leurs droits moraux.

La grève a pris fin avec la signature d'un accord qui prévoit la concrétisation de la loi de la responsabilité médicale, rédigée sur un brouillon, il y a deux ans, et délaissée dans les tiroirs du ministère.

Cependant, il est indéniable de poursuivre le débat, comme un processus constructif. si on rêve nous citoyens, d'une médecine tunisienne évolutive, d'un corps médical performant et des patients réceptifs et conscients.

Ce qui interpelle dans cette cause, c'est cette vague d'incrimination et de médisance contre les médecins, sans aucune rémunération par rapport à la qualité des services sanitaires qu'on connait actuellement, mais aussi par rapport aux énormes efforts fournis et ceci depuis le début de la formation médicale.

Il est à noter, malgré toutes les controverses, que l'acte médical, avant tout, est un acte humain donc obligatoirement faillible. mais en plus la santé est par nature aléatoire et précaire. Éventuellement il s'agit des tissus vivants d'où l'inexactitude de la médecine en tant qu'une science si on la range déjà dans ce champs, sinon elle sera amplement qualifiée en tant qu'un art à fondement scientifique.

Ce que j'aimerais dire c'est que le risque peut être consécutif à l'acte médical et être médecin c'est apprendre à admettre ce risque.

Alors comme on accepte le fait que la santé est un défi. Tout simplement parce qu'on peut la perdre au survenu d'un jour, peut-on juste assimiler que notre médecin en tant qu'un professionnel de santé tient compte de l'amélioration de notre état, jusqu'à notre guérison ? Et qu'il est possible que des accidents médicaux surviennent lorsque un soin est prodigué ? Et que la part du hasard peut vraiment causer des aléas thérapeutiques d'une façon non prévisible malgré toutes les attentions?

Levons donc les drapeaux blancs! Et clôturons cette guerre, médiatiquement- initiée, en dopant la crédibilité de la profession et l'intégrité des professionnels

Soyons socialement responsables, conscients et indulgents!

Nos médecins nous aiment , AIMONS-LES!

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.