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04/07/2016 05h:08 CET | Actualisé 04/07/2017 06h:12 CET

"Attentatitude": Une période indéterminée.

Quel avenir pouvons-nous penser pour ces populations? Peut-être que le problème est bien là: vouloir penser pour ces populations jusqu'à qui les gouvernera.

Khalid Al Mousily / Reuters

L'Irak subit à nouveau des attentats qui durent au moins depuis 10 ans sur ce territoire.

Les responsabilités sont multiples et les acteurs aussi: de l'invasion des USA en 2003, aux dictateurs qui n'ont permis aucune cohésion sociale dans ce pays, jusqu'aux interventions étrangères, il n'y a eu aucun changement, bien au contraire: des morts de civils et d'enfants (on parle de millions de victimes).

Plus que cela, du fameux scandale d'Abou Ghraïb au conflit entre sunnites et chiites, il s'avère que l'or noir (le pétrole) y est également présent et y est aussi pour quelque chose. Quelle tristesse!

Dans cette région du monde, rien n'a été décidé par les populations locales: qu'il s'agisse des frontières arabes et des communautés présentes à l'intérieur de ces "nations" ou des ressources naturelles tant convoitées, c'est clair: tout les ingrédients étaient là pour alimenter un chaos d'une décennie.

Que cette réalité puisse rester dans notre mémoire, celui de civils dans un autre territoire: les intérêts des puissances passent avant la vie d'innocents.

Cela aurait pu être nous, les petites gens... Aussi, quel avenir pouvons-nous penser pour ces populations? Peut-être que le problème est bien là: vouloir penser pour ces populations jusqu'à qui les gouvernera.

Le printemps arabe avait apporté son lot d'inspiration et d'engouement, mais hélas, cela n'a apporté que plus de désespoir.

Oui, aujourd'hui c'est une certitude: la dignité des individus dans ces pays n'est plus, on leur a arraché même cela.

Un avenir? Mais qu'est-ce que cela? Fonder une famille? Pourquoi donc? Partir? Seulement ceux qui en ont les moyens (et ces derniers sont déjà partis en réalité).

Quel avenir pour ces pays en crise?

Malheureusement, encore et toujours cette "attentatitude".

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