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24/11/2013 15h:39 CET | Actualisé 24/01/2014 06h:12 CET

Humeur de Farouk: Malheureux, Twittoswag ou Barbuhype ?

L'ersatz d'auteur espère que ce post ne provoquera aucun malaise, accouchement précoce, spasme chez les féministes, crise d'épilepsie chez les branchouilles, volonté d'un match de boxe dans la rue ou encore appel au djihad ou, pourquoi pas, Graal parmi les Graals, mise sur liste des prochains condamnés à mort. D'un autre côté, la vraie question est: existe-t-il un second degré tunisien?

Note de celui qui se prétend auteur:

Si on en doutait, la reprise des articles du journal satirique Lerpesse par des "penseurs", des avocats, des professeurs et des médias montrent clairement que recul, second degré et ironie ne font pas encore vraiment partie de l'appareil critique de nombre de nos concitoyens.

Raison pour laquelle l'ersatz d'auteur espère que ce post ne provoquera aucun malaise, accouchement précoce, spasme chez les féministes, crise d'épilepsie chez les branchouilles, volonté d'un match de boxe dans la rue ou encore appel au djihad ou, pourquoi pas, Graal parmi les Graals, mise sur liste des prochains condamnés à mort. D'un autre côté, la vraie question est: existe-t-il un second degré tunisien?

Tunisie en 2070, état des lieux

Agence France presque. 25 juillet 2070

La révolution du jasmin a permis à la Tunisie de quitter la dictature (lol, ndlr) pour, en 2016, amener le pays à une relative quiétude. Pour éviter d'accentuer les tensions, meurtres et autres massacres entre voisins, le pays fut donc, sur décision israélienne sous couvert d'une décision de l'ONU, elle-même chapeautée par les USA, la Chine, la Russie, le Brésil et l'Inde, scindé en deux.

L'ex-Tunisie est ainsi codirigée par BCE junior et RG junior, dignes successeurs de leurs pères ayant régnés tous deux sur la Tunisie durant 40 ans, leurs enfants ayant démocratiquement pris la relève, avec des scores respectifs de 250 % pour BCE junior et observation de la lune pour RG junior.

Notons que l'économie tunisienne, au bord du gouffre au début des années 2010, fut sauvée par le HTIN, spécialité nationale consistant à dire une chose puis son contraire ou à critiquer pour mieux aimer, à moins que ce ne soit l'inverse... Bref, le HTIN, molécule découverte dans le sang tunisien, a pu, à l'aide de recherches scientifiques poussées et menées de main de maître par le Docteur Marzouki Junior fils de son père et avec l'aide précieuse de Mourou Junior, grand ami de tout le monde, être commercialisée sous forme de vaccins puis de comprimés. C'est ainsi que la molécule HTIN a permis à l'Occident de diminuer grandement sa consommation de drogues, antidépresseurs et alcool.

Nous proposons à nos lecteurs trois extraits de journaux relatifs aux trois territoires afin qu'ils se fassent une idée sur la situation en Tunisie, bientôt divisée en deux pays différents.

Le Nord ou "Principauté de Twittoswaguie"

ANI - Agence Nabarienne de l'info

Dirigé par B. Centrale Essebsi Junior, le nord occupé par les Twittoswags a connu un développement marqué par la consommation de celtia et de zatla. Ainsi en atteste le premier couplet de l'hymne twittoswaguien à travers ce vibrant hommage:

Si tu n'aimes pas le rock et la bière,

Alors tu mérites qu'on te tue à coups de pierre,

Nous sommes cool, intellos et branchés,

La zatla est source de félicité,

Précisons que la principale richesse du nord est le domaine créatif à travers notamment le marketing, le coaching et la pub. Pour le reste, ce sont des travailleurs de l'Afrique subsaharienne qui sont employés pour tous les secteurs à forte mains d'œuvres. Pour ce qui est de l'enseignement, la "Twittoswaguie" fait principalement appel à des enseignants de Chine et des USA.

Bien évidemment, des râleurs font remarquer la tendance lourde qui consiste à expulser tous ceux qui n'aiment pas dire du mal, se moquer des pauvres ou se moquer du physique des autres. En effet, la Constitution nabarienne exige que "tout citoyen twittoswag digne de ce nom attaquera, à grands renforts d'insultes, tout ceux qui n'ont pas respecté l'un des préceptes édictés par le "code du branchouille", guide édité tous les ans, considéré comme la bible des Twittoswags et qui doit être respecté à la lettre sous peine d'être expulsé vers la Z.O.M. De plus, tous ceux qui ne veulent pas faire la fête n'ont d'autre choix que de se retrouver envoyés vers la Z.O.M. "Zone des malheureux".

Le Sud ou "Califat de Niqabie"

O.C.I. : Organisme califien de l'information unique

Le sud dirigés par les "Barbushype" organisés en confrérie chiito-sunito-antioccidentaloaimantlesvoituresoccidentales, avec à leur tête le guide suprême "Notre Tunisien Magnifique" RG junior. Ici, le gaz de schiste a permis de créer une zone de développement appelée "zone prioritaire de développement efficiente pour la formation des pauvres au jihad".

De plus, le Califat de Niqabie est devenu le premier exportateur mondial en main d'œuvre qualifiée pour tout évènement festif nécessitant des compétences pyrotechniques:

  • attaque contre ambassade
  • explosion de joie à l'étranger
  • happening chez les Koffars

Ainsi, des formations sont assurées, incluant bien évidemment obtention de diplômes reconnus par l'AQMI et, pour ceux qui veulent continuer leurs études, un doctorat financé par Al Qaeda est proposé aux majeurs de promotions.

Ceux qui sont "koffars" seront, grâce à la clémence du cheikh, expulsés, après avoir payé leurs dettes, vers la ZAM, que Dieu nous en protège.

La zone des malheureux

The Jerusalem Post

Située au milieu de la Tunisie, près du littoral, la "zone des malheureux" réunit donc tous ceux qui ont été renvoyés des deux territoires. Pour le nord, "sont susceptibles d'être renvoyés de la Principauté de Twitoswaguie tous ceux qui n'aiment pas la bière, qui ne fument pas la zatla, qui n'écoutent pas le rock, qui trouvent les Converses moches, qui pensent que Vine ne sert à rien ou, abomination, ne connaissent pas Kusturica".

Ce programme, sous égide de l'ONU, est unique au monde. D'ailleurs, le seul moyen de connaître l'origine des Malheureux est d'observer le corps de ses citoyens: lapidation partielle du visage, mains coupées, œil crevé sont les signes que ces personnes seraient plutôt originaires du sud, du Califat de Niqabie, où il est précisé que les malheureux sont "ceux qui ne font pas leurs prières à temps, qui écoutent de la musique ou encore lisent des auteurs subversifs comme La comtesse de Ségur".

Étrangement, la ZAM compte beaucoup de noirs alors qu'ils ne figurent nullement sur les motifs d'expulsions.

Dans la zone des malheureux: le concubinage est autorisé, ceux qui veulent prier, prient, ceux qui ne veulent pas prier ne prient pas. Le taux de criminalité est plus bas que dans les autres parties de l'ex-Tunisie. Et la ZAM figure dans le Top 3 des pays où il fait bon vivre. Etrange.

Et donc...

A vous de choisir votre prochaine destination intérieure.