ALGÉRIE
06/08/2019 08h:20 CET

Zaalane, éphémère directeur de campagne de Bouteflika V et El Ghazi sont en prison

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Abdelghani Zaâlane, ex-ministre des Travaux publics, et Mohamed El Ghazi, ancien ministre du Travail rejoignent d’autres anciens responsables à la prison. Ils ont été placés en détention provisoire, lundi, par le conseiller instructeur près la cour suprême après avoir été entendu dans le cadre d’une instruction anti-corruption.

Les deux hommes sont poursuivis pour des faits reprochés alors qu’ils exerçaient la fonction de Wali. C’est donc l’ex-wali d’Oran, Mohamed El Ghazi et l’ex-wali de Chlef, Abdelghani Zaalane qui sont poursuivis. 

Un communiqué de la cour suprême précise les faits reprochés aux deux hommes. Mohamed El Ghazi est accusé “d’avoir sollicité ou accepté directement ou indirectement un avantage indu, soit pour lui-même ou pour une autre personne ou entité afin qu’il accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte relevant de ses fonction, dilapidation de deniers publics, utilisation illicite en sa faveur ou en faveur d’une tierce personne ou entité de biens publics et abus de fonction”.  Mohamed El Ghazi a été wali de Chlef, entre 2001 - 2008. 

Abdelghani Zaalane est, lui, poursuivi pour “ pour dilapidation de deniers publics, utilisation illicite en sa faveur ou en faveur d’une tierce personne ou entité de biens publics et abus de fonction”.

Abdelghani Zaalane a exercé la fonction de Wali d’Oran entre 2013 et 2017, année où il devient membre du gouvernement en tant que ministre des Travaux Publics et des Transports.

Abdelghani Zaalane a été désigné, le 2 mars 2019, alors que le mouvement de contestation populaire prenait de l’ampleur, comme directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika en remplacement de Abdelmalek Sellal. C’est lui qui déposera, formellement le dossier de candidature de Bouteflika, alors hospitalisé en Suisse, auprès du Conseil Constitutionnel, le 3 mars 2019.

“Le candidat Abdelaziz Bouteflika m’a mandaté, conformément à (…) la loi électorale pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle”, avait déclaré M. Zaalane avant de donner lecture d’une longue lettre de Bouteflika où il s’engageait, dans le cas où le peuple lui “renouvelle sa confiance” d’organiser une ““une élection présidentielle anticipée” dont la date sera arrêtée par une “conférence nationale” mise en place après le scrutin.

C’était le dernier acte public de Zaalane, éphémère directeur de campagne d’un cinquième mandat pour Bouteflika que les Algériens ont fait déraillé en sortant massivement le 22 février 2019.