MAROC
20/01/2015 13h:49 CET | Actualisé 20/01/2015 14h:31 CET

The Voice France: Qui est le talent marocain Yann'sine Jebli ? (VIDÉOS)

The Voice France: Qui est le talent marocain Yann'sine Jebli ? (VIDÉOS)

TALENT - Son passage dans The Voice sur la chaine française TF1 le samedi 17 janvier 2015 a marqué les esprits. Son enthousiasme, sa voix et son énergie ont plu à Jenifer, Florent Pagny, Zazie et Mika, les quatre membres du jury. Mais c'est sur le chanteur franco-libanais que Yann’sine, le jeune natif de Tan-Tan a jeté son dévolu. Entretien avec cette graine de star.

HuffPost Maroc: Quel est votre parcours ?

Yann'sine Jebli: Je suis né à Tan-Tan et j’ai grandi dans un petit village à côté, qui s'appelle Tan-Tan Plage. Mon père est négociant en poissons, il m’a transmis sa passion de la nature et de la mer. J’ai suivi toute ma scolarité jusqu’au lycée à Tan-Tan plage. C’est là que sont mes racines, ma famille. Ma passion première, c’est le dessin: j’ai dessiné très tôt en écoutant de la musique. Un jour, mon père m’a offert un téléphone portable et tout est parti de là ! Il y avait une chanson marocaine (Bared w skhoune ya hawa), que j’écoutais en boucle. Mes parents m’ont entendu la chanter et m’ont encouragé, ainsi que mes frères et soeurs, à me produire sur scène en m’inscrivant à Studio 2M.

Ecoutez un extrait de la chanson qui a permis à Yann'sine de découvrir son talent:

Avant The Voice, vous avez participé à studio 2M, en 2013, et vous avez été battu en finale. Quel souvenir en gardez-vous ?

On m’a inscrit à ce concours, je m’y suis présenté, mais je pense que j’étais trop jeune. Je suis quand même arrivé en finale, c’était une expérience super intéressante, j’ai découvert ainsi l’envers du décor. L’ambiance entre les candidats, les fous rires, mais aussi les manœuvres, les jalousies, les calculs… Ca m’a aidé à grandir en tout cas, même si je reste petit ! (rire). Je n’ai pas envie d’en parler plus que ça, je ne veux en garder que de bons souvenirs.

Et là vous réapparaissez à la télévision sur TF1. Comment vous êtes-vous retrouvé en France ?

J’ai rencontré par hasard un producteur et manageur français de passage à Marrakech dans un karaoké, il m’a écouté et on a sympathisé. Il m’a inscrit à un concours "Casting en or" qui était organisé au Maroc pour sélectionner des jeunes talents. Le gagnant devait passer en première partie de la chanteuse Cherifa Luna. Je suis arrivé premier ex-aequo à ce concours. Et puis un ami de Casablanca, Nollan a mis sur youtube deux vidéos où je chante "Dernière danse" et "Feeling good".

Mon manager a envoyé mes vidéos à The Voice, j’ai ensuite été invité à passer les castings en live. Il faut savoir qu’ils visionnent 40.000 vidéos, que 1.000 personnes sont auditionnées, 200 retenues pour une audition avec les musiciens de The Voice, puis 120 se retrouvent pour les auditions à l’aveugle.

Et tout cela avec des séances de coaching et des choix très précis de chansons. Le service culturel de l'ambassade de France a appuyé ma demande de visa.

Vous faites partie à présent de l’équipe de Mika, pourquoi l’avez-vous choisi ?

Je connais très bien l’univers de Mika dont je suis fan, comme beaucoup de jeunes. J'aime aussi beaucoup les chansons de Zazie, je les chante souvent d'ailleurs, de Florent Pagny, une voix terrible, et de Jenifer qui a l’oreille absolue ! Je ne pensais pas avoir le choix, mais ils se sont retournés tous les quatre !

Disons que Mika c’était mon choix instinctif, j’étais dans un tel état d’émotion que je n’ai pas réfléchi plus que ça. J’ai à la fois un rapport affectif avec lui, un peu comme un grand frère mais aussi un rapport d’élève à prof parce qu’il est très exigeant et qu’il me fait progresser sans cesse en m’ouvrant des horizons que je n’imaginais pas. Ce qui est génial c’est qu’il respecte ma personnalité et c’est le cas pour tous les autres coachs dans The Voice.

Vous avez remporté un franc succès lors de votre interprétation de la chanson "Dernière danse" d’Indila. Pensez vous que la touche orientale que vous y apportez y est pour quelque chose ?

C’est ce qui ressort de toutes les réactions que je reçois. Je suis marocain et j’en suis fier, je viens du sud et je revendique mon identité. Vous savez Yann’sine en amazigh veut dire "1-2", parce que je suis de la mer et du soleil. Mon nom est Jebli ce qui signifie "le montagnard". La mer, le soleil, la montagne, voilà: je suis du Maroc! J’aime bien cette phrase de la chanson d’Indila, "je suis un enfant du monde". Je sais d’où je viens, mes racines sont au Maroc. Je ne sais pas où je vais, mais je suis curieux, j’ouvre mes yeux, mon cœur et j’avance en rencontrant des gens géniaux et en restant moi-même. Mon père m’a inculqué des valeurs, nous parlons régulièrement tous les deux sur les falaises face à la mer, lors de nos parties de pêche.

Pour les prochains primes, qu’avez vous prévu de chanter et pourquoi ?

Vous comprendrez bien que je ne peux pas vous en parler. Il faut garder la surprise ! Je peux juste dire que ceux qui m’ont décrit comme un trublion survitaminé devront revoir leur jugement. D’ailleurs, je précise que je ne carbure qu’au thé à la menthe !

Quels sont vos projets sur le long terme ?

Répéter des chansons, travailler ma voix. Et puis je suis en train de composer avec des amis musiciens en France et aussi à l’aide de Mohamed Rifaa (l’auteur de Enty notamment, ndlr). Donc un album en préparation et aussi des concerts en Arabie Saoudite, au Maroc, en Corée et en France. J’ai besoin de la scène et du contact avec le public. Heureusement, avec mon manager on partage confiance et amitié, c’est ma force aussi.

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