MAGHREB
10/09/2013 09h:28 CET

Le secrétaire général du syndicat des prisons, Walid Zarrouk, de nouveau écroué

Facebook/Walid Zarrouk
Le secrétaire général du syndicat des prisons et de la rééducation, Walid Zarrouk

L'Association tunisienne pour une police républicaine (ATPR) (Section de Tunis) a annoncé, lundi, son soutien absolu au secrétaire général du syndicat des prisons et de la rééducation, Walid Zarrouk qui a fait l'objet d'un mandat de dépôt. Ce dernier a entamé une grève de la faim sauvage.

Dans une déclaration, l'ATPR se dit "disposée à user de tous les moyens légaux de protestation pour rendre justice à Walid Zarrouk" et appelle toutes les forces vives du pays à lui prêter main-forte.

Un mandat de dépôt a été émis, lundi, par le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Tunis à l'encontre du secrétaire général du Syndicat des prisons et de la rééducation, Walid Zarrouk.

Ce dernier est accusé d'attribution d'actes à un fonctionnaire de l'Etat sans en apporter les preuves, de diffusion de fausses informations de nature à troubler l'ordre public et d'atteinte à autrui sur les réseaux publics de communication.

Le parquet a également déposé une plainte contre Walid Zarrouk pour avoir critiqué le ministère public sur le réseau social Facebook, l'accusant de manipulation politique.

Pour rappel, Walid Zarrouk a déjà été arrêté une première fois en septembre 2012 pour indiscipline et non respect du devoir de réserve.

Ce passage de l’autre côté des barreaux ne l'a pas refroidi puisqu’il est arrêté une seconde fois le lundi 21 janvier 2013 après avoir critiqué la corruption au sein de l’institution pénitentiaire, avant d’être relâché.

Walid Zarrouk s’est illustré de nouveau cet été par des accusations fracassantes à l’encontre des services de sécurité. Ce dernier a déclaré qu’il y avait "un appareil sécuritaire parallèle", avant de poursuivre "la police qui servait les intérêts de Ben Ali, sert aujourd'hui les intérêts du parti au pouvoir.". Il a publié, à cet effet, une liste qui recense les dirigeants supposés appartenir à cet organe de sécurité parallèle inféodé au parti au pouvoir.

Face à ces allégations, le ministre de l'intérieur, Lotfi Ben Jeddou, avait nié l'existence d'une "police parallèle". Il a cependant admis avoir effectué certaines mutations lorsqu'il a appris l'infiltration des services de sécurité de l'aéroport de Tunis Carthage, au mois d'avril dernier.

Il a directement pointé du doigt certains responsables sécuritaires soulignant que ceux-ci cherchent à brouiller les pistes en supprimant la cellule de renseignement dédié aux réseaux terroristes. Walid Zarrouk s’en était également pris aux députés et à leur inertie ainsi qu’au ministre de la Justice qu’il a qualifié de “ministre dormant”.