MAROC
22/08/2018 15h:38 CET

Voisins il y a 200 millions d'années, la Nouvelle-Écosse et le Maroc signent un accord de recherche pétrolière

Les deux régions ont en effet une histoire géologique commune.

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La Nouvelle-Écosse et le Maroc étaient “voisins” il y a 200 millions d’années lorsqu’ils étaient regroupés sur la même masse terrestre, le supercontinent connu sous le nom de Pangée.

PÉTROLE - L’Association de recherche sur l’énergie offshore de la Nouvelle-Écosse (OERA) et l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) ont signé, lundi 20 août, un protocole d’entente pour la coopération en matière de recherche sur le potentiel pétrolier de la province canadienne de la Nouvelle-Écosse et du Maroc.

“Il y a beaucoup à apprendre sur le potentiel des ressources offshore”

Les deux régions, aujourd’hui éloignées de plus de 5.000 kilomètres, ont en effet une histoire géologique commune. La Nouvelle-Écosse et le Maroc étaient “voisins” il y a 200 millions d’années lorsqu’ils étaient regroupés sur la même masse terrestre, le supercontinent connu sous le nom de Pangée, avant que celui-ci ne se scinde en plusieurs morceaux.

La Nouvelle-Écosse et le Maroc ont ainsi convenu de mener une étude comparative des systèmes pétroliers le long des deux rives côtières, a annoncé l’OERA dans un communiqué. “Il y a beaucoup à apprendre sur le potentiel des ressources offshore en étudiant les deux régimes pour atteindre cet objectif”, indique l’OERA.

L’étude comparera les données sismiques et géochimiques récemment recueillies afin de mieux caractériser les éléments géologiques communs à la Nouvelle-Écosse et au Maroc. “Les travaux permettront une intégration plus complète des résultats scientifiques liés à l’exploration de part et d’autre de l’Atlantique”, poursuit l’OERA.

Renforcer la coopération bilatérale

La collaboration se fera par le biais de projets de recherche et de développement communs, d’ateliers, de séminaires et d’échanges de technologies, précise la même source.

“L’accord vise à encourager le partage de données, la mise en réseau et l’échange de compétences techniques, ce qui contribuera à renforcer la coopération bilatérale entre le Maroc et la Nouvelle-Écosse et à réduire les risques d’investissement en Nouvelle-Écosse et au Maroc”, souligne l’association canadienne.

Russell Dmytriw, directeur de recherche à l’OERA, a indiqué que “le protocole d’accord vise à renforcer la coopération entre le Canada et le Maroc dans le domaine des géosciences du pétrole. Cela aidera à son tour la Nouvelle-Écosse et le Maroc à répondre à leurs besoins énergétiques et à leurs aspirations en matière de croissance, conformément à la stratégie de la province visant à bâtir un portfolio énergétique résilient et pertinent.”