TUNISIE
16/04/2018 16h:44 CET | Actualisé 16/04/2018 16h:45 CET

Voici les films tunisiens en compétition officielle pour le Festival International du Film Oriental de Genève

Une Tunisienne sera également membre du jury dans la compétition “Prix de la Critique”

Du 21 au 29 avril 2018 se tiendra la 13e édition du Festival International du Film oriental de Genève (FIFOG)

Cette édition 2018 sera placée sous le signe de l’espoir et célébrera la vision des femmes et amplifiera les voix de la jeunesse. On y découvrira également la complexité des sociétés d’Orient notamment dans leurs rapports avec l’Autre.

“La cuvée 2018 sera également une opportunité d’aller à la rencontre des citoyens des diverses communes genevoises en tentant d’éclairer des questions complexes de l’islamisme et de prévenir les processus de la radicalisation” affirme Tahar Houchi, directeur artistique du FIFOG.

Plusieurs films tunisiens en lice pour cette nouvelle édition

Le film tunisien de Selma Baccar “El Jaida” fera l’ouverture du festival même s’il n’est pas en compétition officielle. 

Dans la catégorie long-métrage figure Benzine, le film de la réalisatrice Sarra Abidi.

Benzine raconte l’histoire de Salem et Halima sont à la recherche de leur fils unique qui a pris le chemin de l’émigration clandestine vers l’Italie. Cette quête désespérée et bouleversante se déroule dans un paysage aride et austère du sud de la Tunisie où la contrebande et les tensions socio-politiques se côtoient.

 

Dans la même catégorie, on retrouve le film Paris la Blanche de la réalisatrice algérienne Lidia Terki mais également Israfil le film iranien de la réalisatrice Ida Panahandeh, ainsi que le film Clair Obscur de la réalisatrice marocaine Khaoula Assebab.

Lire aussi:

On a regardé pour vous “Benzine” de Sarra Abidi: Les familles, ces autres victimes de la migration clandestine

Catégorie courts-métrage

Les étrangers, de Mouna Soltani figure dans cette liste, on y découvre l’histoire de Youssef qui sur le chemin du retour de vacances avec Khadija lui bloque le champ de vision avec ses mains alors qu’elle conduisait. La voiture s’immobilise sur le bord alors que celle de Nana et son petit enfant tombe en panne. La vieille Barka, comme à son habitude, sur sa falaise, regarde les étrangers qui arrivent aux villages.

Un deuxième film tunisien est classé dans cette catégorie, Noces d’Epines, de Mirvet Medini Kammoun. Tunis le 14 janvier 2011, une cérémonie de mariage s’organise dans un quartier populaire de la capitale. Mais les tiraillements politico-idéologiques entre les deux familles font basculer la fête dans la violence. Les festivités tournent court et la nuit de noce s’achève avec un viol conjugal.

 

Ces deux films seront en compétition avec 280 km, film du réalisateur libanais Zaher Jureidini, mais également avec le film chinois, A gentle night, du réalisation Qiu Yang.

Dans la catégorie documentaire

On retrouve “Le verrou” documentaire franco tunisien de Leila Chaibi et Helène Poté.

Le documentaire se déroule à Tunis aujourd’hui. Trois femmes, trois témoignages sur le tasfih. Ce rituel magique protège les jeunes filles de toute pénétration, désirée ou subie, avant le mariage. Le sortilège “ferme” les fillettes, et “ouvre” à nouveau les jeunes femmes à la veille de leur nuit de noces.

 

Il sera en compétition avec le documentaire algérien “Enquête au paradis” de Merzak Allouache ainsi que le documentaire franco-iranien “Des rêves sans étoiles” de Mehrdad Oskouei.

Dans la catégorie prix de la critique

Trois films figurent dans cette liste, le premier, “Augustin, fils de ses larmes” est une co-production tuniso-algérienne réalisée par le réalisateur égyptien Samir Seif. Il retrace l’histoire de Hédi, jeune réalisateur algérien vivant à Paris qui tourne un documentaire sur la jeunesse et la conversion au christianisme de l’évêque berbère Saint-Augustin d’Hippone. L’histoire du cinéaste se mélange avec celle du protagoniste. Des similitudes frappantes sont mises en évidences.

 

Le second est “Tunis By night” de Elyes Baccar. “Lors de sa dernière émission ‘Tunis by night’, Youssef, journaliste à la radio Nationale Tunisienne, à la veille de la retraite, se trouve vicieusement coupé d’antenne. Sa femme se réfugie dans la prière, son fils aîné essaye de recoller les morceaux de sa famille et sa fille cadette se rebelle”.

 

Enfin, le dernier film tunisien dans la catégorie “le prix de la critique” est “Zizou”, une réalisation franco-tunisienne de Ferid Boughedir. Le film part sur les traces de Zizou un jeune diplômé au chômage qui quitte sa campagne pour s’installer à Tunis en 2010 peu de temps avant la révolution. Il navigue dans tous les milieux. Un jour, depuis une terrasse, il voit une jeune fille qui semble séquestrée par un groupe mafieux proche du pouvoir. Amoureux, il rêve de la libérer… Et la Révolution éclate…

 

Catégorie compétition scolaire

Dans cette catégorie on retrouve le film de l’Ecole de Culture générale Henry-Dunand de Genève, “Le Convive” réalisé par Hakim Mastour: “En Tunisie, Sofiane se marie avec Halima pour sauver les apparences et ménager sa famille, malgré l’amour sincère qu’il porte à son compagnon. Quand celui-ci débarque à la fête à l’improviste, le mariage prend une autre tournure”.


Autre film tunisien en lice, “Révélation” du cycle d’orientation de Budé à Genève, réalisé par Faten Matmati: “Inès et Thomas, un couple tuniso-allemand installé à Tunis, apprennent ensemble le soir du 19 décembre 2016, l’attaque à Berlin. Cet incident crée une situation de malaise au sein du couple et engendre une conversation délicate sur leurs origines et identités culturelles”.

Ces deux films seront en compétition avec le film français “Je suis cendrillon de Daesh” réalisé par Salah Issaad.

Catégorie compétition pénitentiaire

Enfin, dans la catégorie compétition pénitentiaire figure le film “Aya” de Moufida Fedhila: ”À Tunis vit Aya, une petite fille futée, avec ses parents salafistes. Les frères imposent de plus en plus de choses au père d’Aya qui finit par subir les conséquences. D’abord on la voile, puis on veut lui interdire d’aller à l’école publique au profit de l’école coranique. Un jour, dans la cour de l’école quelque chose se passe…”

 

Le film “Aya” sera en compétition avec le film Al Sheikh Noel, un film du réalisateur irakien Saad Al-Essamy.

La Tunisienne Hela Haouala, membre du jury

Parmi les membres du jury, nous retrouverons également une Tunisienne. En effet, Hela Haouala sera membre du jury dans la compétition “Prix de la Critique”.. Hela Haouala est enseignante dans l’histoire du cinéma, l’analyse de films et l’esthétique de l’image filmique à l’Institut supérieur des arts multimédia de la Manouba..

De son côté, la tunisienne Lilia El Golli présentera en compagnie de Dario Buchs, des portraits de femmes dans le cadre d’une exposition et une diapo photographique “Regard d’Orient-Regard d’Occident” prévue du 21 au 29 avril, à la maison des arts du Grütli.

Retrouvez toute la programmation du festival ici : http://www.fifog.com 

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