24/07/2018 13h:16 CET | Actualisé 24/07/2018 13h:16 CET

Voici les détails du nouvel accord de pêche Maroc-UE

Inclure le Sahara marocain dans ce nouveau protocole n'est pas le seul amendement de cet accord qui s'est fait attendre.

Chris Jackson via Getty Images

UNION EUROPEENNE - Les négociations ont duré plus longtemps que prévu, mais au bout de 4 rounds de négociations, l’Union européenne (UE) et le Maroc se sont enfin accordés sur un nouvel accord de pêche le 20 juillet dernier. Si le protocole annonçait déjà inclure désormais le Sahara marocain, les autres détails de l’accord viennent d’être dévoilés ce mardi 24 juillet, suite à la cérémonie de paraphe du nouvel accord de pêche Maroc-UE, tenue aujourd’hui même au siège du ministère de l’Agriculture, à Rabat.

Le Maroc semble sortir gagnant de ces négociations comprenant de nouvelles contreparties, notamment financière. “Celle-ci passera d’une moyenne annuelle de 40,0 M€ à 52,2 M€ (+30%)”, explique le ministère. Le texte ne précise cependant pas la part reversée par l’UE et celle des armateurs, qui contribuaient respectivement à hauteur de 30 et de 10 millions d’euros dans le cadre du précédent accord.

Hausse du nombre de bateaux

Le nombre de bateaux de pêches européens qui exploiteront les zones géographiques concernées, à savoir du Cap Spartel à Cap Blanc, passe de 126 bateaux maximum à 128. Le nombre de marins marocains embarqués dans ces navires devrait aussi augmenter, et ce pour plusieurs catégories de navires.

L’accord vise également à faire en sorte que les populations locales bénéficient de ce nouvel accord, les deux parties s’étant ”également entendues sur des dispositions d’amélioration visant à optimiser les retombées et les bénéfices pour les populations locales des zones concernées”, poursuit le communiqué du ministère de l’Agriculture, “notamment en termes d’infrastructures, de services sociaux de base, de création d’entreprises, de formation professionnelle, de projets de développement et de modernisation du secteur de la pêche”.  

Un développement que l’accord cherche à encourager par le biais du “volume de débarquement obligatoire”, avec une augmentation des pénalités de non débarquement, passant de 5% dans le dernier accord à 15%. 

Préserver les ressources halieutiques

Le document partager par le département de Aziz Akhannouch dévoile également les mesures techniques annoncées par les deux parties en vue de  préserver “la durabilité des ressources halieutiques et de la
protection de l’environnement marin.

La Méditerranée ainsi que des espèces à protéger, comme les crevettes et le poulpe, “ne sont pas incluses dans ce nouvel accord”. Autre nouvelle règle imposée au pêcheurs: “une révision des plafonnements de captures de petits pélagiques au sud; en adéquation avec le cycle de vie de ces espèces”.  

Enfin, le ministère annonce que le système de suivi et de contrôle de la pêche a été par ailleurs renforcé “en rendant obligatoire la présence des observateurs dans certaines catégories qui n’étaient pas prévues dans l’ancien protocole”.