TUNISIE
01/04/2019 16h:14 CET

Visée par des jets de pierres: Abir Moussi revient sur son meeting de Sidi Bouzid

Pour elle, le communiqué de soutien d'Ennahdha relève de "l'hypocrisie".

Des jets de pierres, d’œufs, une pluie d’insultes.. et des blessés. Abir Moussi et les sympathisants du Parti destourien libre (PDL) à Sidi Bouzid ont été victimes, dimanche, d’intimidations.

Leur meeting, organisé dans un espace privé aux alentours de la ville, ne s’est pas déroulé comme prévu. “Nous étions séquestrés pendant près de cinq heures après avoir suspendu le meeting” confie Moussi sur les ondes d’IFM.

Encore sous le choc, la secrétaire générale du PDL, n’en revient toujours pas. “Ils étaient une douzaine à avoir bouclé les lieux et semé la panique en jetant des pierres sur les mille participants à l’événement” précise-t-elle, “et ce sous le regard des policiers”, selon ses dires.

Moussi a pointé du doigt le laxisme de l’Etat et son amateurisme à gérer la situation. “Les policiers n’ont pas pu empêcher une poignée de personnes venues de loin pour perturber le déroulement de la réunion” regrette-t-elle. 

Pour elle, cet incident est probablement provoqué par des partis politiques. Intervenant sur Radio Med, Abir Moussi a estimé qu’il s’agit d’acte prémédité pour entraver les travaux de son parti. Elle a d’ailleurs accusé le Courant Démocrate et d’autres partis d’avoir orchestré cette attaque qui a causé la blessure d’au moins cinq personnes.  

Revenant sur le communiqué de soutien publié par le mouvement Ennahdha, Abir Moussi a qualifié cette réaction d’hypocrite. “Ce sont eux qui incite à la  violence et à la haine” martèle-t-elle en refusant toute forme de solidarité de leur part. 

“Malgré les campagnes de dénigrement, le parti destourien libre remportera les prochaines élections”, a-t-elle dit.

“Nous répondrons à ces campagnes par le travail et notre parti ne s’alliera qu’avec le peuple tunisien afin de restaurer le prestige de l’État, dans le cadre d’un programme socio-économique qui tient compte de l’intérêt du citoyen et de son pouvoir d’achat” a-t-elle conclu.

Abir Moussi, figure emblématique de l’ancien régime, ne semble pas être la bienvenue à Sidi Bouzid, le berceau de la révolution.  En parallèle de son meeting, un rassemblement de protestation a été tenu par des habitants de Sidi Bouzid pour exprimer leur refus de sa visite, rapporte la TAP.  Selon eux, elle est considérée comme “un symbole l’ancien régime”, et ” menace les objectifs de la révolution du 17 décembre”.

 

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