18/10/2018 15h:33 CET | Actualisé 18/10/2018 15h:33 CET

Vignette: Le gouvernement fait marche arrière quant aux augmentations annoncées par le PLF 2019

Changement annoncé du PLF, avant même son passage au parlement.

UygarGeographic via Getty Images

PLF 2019 - Le gouvernement fait marche arrière. Dans sa première mouture, le projet de loi de finances 2019, consulté par le HuffPost Maroc, prévoyait une hausse entre 50 et 500 DH de la vignette à compter de janvier 2019. Une révision à la hausse du barème de la taxe qui n’était pas prévue et qui a pris au dépourvu les automobilistes. Or, si l’on en croit la dernière sortie médiatique du porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, s’exprimant devant les journalistes ce jeudi 18 octobre à l’issue du conseil du gouvernement, cette mesure aurait tout simplement été supprimée de la version du PLF 2019 qui sera présentée cet après-midi devant le parlement. 

Avec les dépenses prévues dans le projet de loi de finances de cette année, le déficit budgétaire devrait atteindre 3,7% du PIB en 2019. Le gouvernement cherche des recettes supplémentaires qui permettront de le contenir. Cohorte de hausses telles que le relèvement de la TIC du tabac, la restauration de la TVA sur les livraisons à soi-même de constructions, la cotisation minimale, le paiement d’une taxe sur les plus-values sur cession de résidences principales après six ans d’habitation sont prévues. La vignette automobile devait en faire partie, elle qui a généré 2,4 milliards de DH à l’État en 2017, avant rétractation du département de Mohamed Benchaâboune.

Pour la petite histoire, la TSAV de sa dénomination officielle, avait été instaurée en 1956 en France, avant d’être supprimée en 2001 par le gouvernement Jospin pour les particuliers, rappellent nos confrères de L’Economiste. Au Maroc, elle continue d’être appliquée. Pis encore, même les véhicules de plus de 25 ans qui étaient exonérés à un moment donné ont été rattrapés avec l’arrivée du gouvernement PJD (loi de finances de 2013).