MAROC
30/03/2018 19h:01 CET

Vidéo de l'agression sexuelle au Maroc: trois accusés poursuivis par le parquet

La vidéo aurait été tournée dans le but de faire chanter la victime.

DR

VIDÉO - Après l’arrestation, l’heure est aux poursuites. Le procureur général près la Cour d’appel de Marrakech a décidé de poursuivre les trois individus interpellés dans le cadre de la vidéo, diffusée le 27 mars sur Facebook, relatant une tentative de viol contre une jeune femme dans la province de Rhamna. 

Le principal accusé,Y.L, arrêté, le lendemain de la diffusion de la vidéo, est poursuivi pour attentat à la pudeur. Le second doit répondre pour sa part de l’accusation de non assistance à personne en danger. Quant au troisième, il fait l’objet de l’accusation de non dénonciation d’un crime. Tout les trois seront, à présent, auditionnés par le juge d’instruction. 

Selon notre confrère Al Yaoum 24, qui rapporte l’information, le principal accusé aurait reconnu être bien l’individu ayant tenté de retirer le pantalon de la victime, une mineure de 17 ans alors que celle-ci criait et se débattait.

Il aurait également précisé dans ses aveux avoir suivi, en janvier dernier, la jeune fille à la sortie du collège alors qu’elle était en compagnie de deux autres collégiennes. Il aurait attendu qu’elle soit dans un endroit désert pour l’agresser tandis que ses deux camarades ont pris la fuite. C’est là qu’il l’aurait agressée.

Le deuxième accusé, poursuit la même source, aurait avoué avoir filmé la vidéo à la demande de Y.L. Le but aurait été de soumettre la victime au chantage d’une diffusion sur les réseaux sociaux au cas où elle refuserait de lui obéir. Ce même accusé aurait, ensuite, partagé la vidéo avec quelques amis avant de découvrir que Y.L l’avait diffusée à grande échelle dans le but de montrer “sa virilité”. 

D’après ce deuxième accusé, parmi ceux avec lesquels il a partagé la vidéo figure un coiffeur au centre de la commune Bouchane où se trouve l’unité territoriale de gendarmerie royale. Ce coiffeur a été arrêté mercredi à douar Gdala dans la commune Aït Hammou, et poursuivi pour ne pas avoir dénoncé ce délit.

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