TUNISIE
13/02/2019 17h:31 CET

'Vibrations': L'exposition personnelle de Danhôo à découvrir à la Yosr Ben Ammar Gallery

L'Art est international.

STREET ART - Du 2 février au 23 Mars, Yosr Ben Ammar Gallery présente l’artiste Danhôo, un artiste urbain d’origine chinoise qui, à travers ses peintures, transmet ses émotions. S’exprimant à travers la calligraphie chinoise, la signification des couleurs, avec “des effets de fractures, de craquelures et de reliefs qui caractérisent les réalisations de l’artiste”.

Yosr Ben Ammar le présente à deux reprises, en 2017 et en 2018, à la Street Art Fair. La galerie Itinérance, de Mehdi Ben Cheikh, lui a aussi consacré une exposition personnelle en 2018. “Danhôo rencontre à chaque fois un franc succès et touche par sa générosité et sa bonté qu’on retrouve à travers ses œuvres”, atteste Yosr Ben Ammar.

“En organisant cet événement, j’ai aussi voulu exposer un artiste autre que tunisien, pour aussi montrer que le street art n’a pas de frontière et que c’est un art, avant tout, international”, souligne-t-elle, au HuffPost Tunisie.

Financière de formation, Yosr Ben Ammar fréquente depuis son plus jeune âge, accompagnant ses parents, les ateliers d’artistes tels que Bellagha, Gorgi, Ben Abdallah, Sahli, Sehili... avec qui elle s’initie à la peinture.

En 2005, elle fait la rencontre de l’artiste Ahmed Hajeri et décide d’ouvrir une galerie d’art. “Pari réussi, puisque j’ai ouvert ma première galerie à La Soukra, en mai 2006, avec un sold-out de l’exposition personnelle d’Ahmed Hajeri”, raconte-t-elle. 

Entre moderne et contemporain 

De mai 2006 à 2012, elle organise aussi bien des expositions d’art contemporain que moderne, présentant des artistes comme Ben Abdallah, Gorgi, Ben Salem, Turki, Hajeri ou encore Ben Meftah... “Je mélangeais parfois les deux, pour attirer les collectionneurs d’art moderne, vers les artistes contemporains émergents de l’époque, aujourd’hui reconnus, comme Mohamed Ben Slama, Nabil Saouabi, Hela Lamine, Mohamed Ben Soltane, Ymen, Omar Bey, Oussama Troudi...”, explique-t-elle.

Suite à l’affaire Abdelliya en 2012, elle est obligée de fermer la galerie, pour ouvrir la “Hope Art Gallery”, spécialisée en art contemporain, et introduit peu à peu le street art. “Nous avons organisé une exposition personnelle de Shoof, et deux expositions personnelle de DaBro”, raconte-t-elle. “Suite à cela, j’ai commencé ma collaboration avec Mehdi Ben Cheikh (Galerie Itinérance, Paris), d’abord avec Djerbahood et ensuite pour l’organisation de l’exposition personnelle d’El Seed en Tunisie avec “hors les murs”, à la Medina.

L’ère de l’art urbain 

Aujourd’hui, Yosr Ben Ammar Gallery est spécialisée dans le street art. Tout d’abord nomade, elle commence au 32 BIS, au centre ville de Tunis, avec l’exposition Urban Art, regroupant El Seed, Snow, Pantonio, De La Mano, Wise Two, Betoy, Brusk, Shoof, DaBro, Inkman, une exposition personnelle Twensa de DaBro, en plus de plusieurs participations à des foires de street art, en 2017 et 2018, surtout à Paris .

En 2019, Yosr Ben Ammar continuera sur sa lancée. Elle investit le Club House de Gammarth, avec l’exposition, ‘Vibrations’, de l’artiste Danhôo, une première en Tunisie et en Afrique, et sera suivie de l’exposition de Koom, puis de St4 the Project.

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