ALGÉRIE
05/02/2019 16h:17 CET

Venezuela: état des lieux des soutiens internationaux à Maduro et Guaido

AFP

Une vingtaine de pays européens ont reconnu le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido, autoproclamé “président” par intérim, l’appelant à organiser des élections au plus vite. Mais le chef de l’Etat Nicolas Maduro peut aussi compter sur des soutiens internationaux. Etat des lieux:

- Ceux qui reconnaissent Juan Guaido

Dix-neuf pays de l’Union européenne reconnaissent Juan Guaido: l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède.

Le Parlement européen l’a reconnu le 31 janvier et appelé tous les pays de l’UE à faire de même.

Les Etats-Unis ont reconnu dès le 23 janvier Juan Guaido, jour où celui-ci s’est proclamé président par intérim. Le président Donald Trump a réaffirmé dimanche que le recours à l’armée américaine était “une option” envisagée face à la crise au Venezuela.

Le Canada, l’Australie, Israël, la Géorgie et l’Islande ont également reconnu Juan Guaido, ainsi que de nombreux pays d’Amérique latine: Brésil, Colombie, Argentine, Chili, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Panama, Paraguay et Pérou.

- Ceux pour qui Maduro reste le président légitime

La Russie a exprimé son “soutien aux autorités légitimes du Venezuela” et dénoncé l’“ingérence” de ceux qui ont reconnu Juan Guaido.

Pékin soutient Nicolas Maduro et s’est déclaré “opposé aux ingérences extérieures dans les affaires du Venezuela”.

D’autres pays soutiennent Nicolas Maduro depuis le début de la crise: Cuba, l’Iran, la Corée du Nord, la Bolivie ou encore la Turquie.

- Ceux qui ne prennent pas parti

L’Italie a appelé à une nouvelle élection présidentielle au Venezuela, disant ne pas reconnaître le scrutin de mai 2018 reconduisant Nicolas Maduro.

La Bulgarie et la Slovaquie ont aussi appelé à la convocation d’une élection présidentielle.

La Grèce ne reconnaît pas Guaido mais le soutient comme “président de l’Assemblée pour préparer des élections”. Elle appelle au dialogue politique et se dit opposée à toute “interférence étrangère”.

Chypre, l’Irlande, Malte, la Roumanie, la Slovénie n’ont pas pris position.

La Norvège a appelé à de nouvelles élections sans se prononcer explicitement en faveur de Juan Guaido.

L’Uruguay et le Mexique ont une “position neutre vis-à-vis du Venezuela”.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réitéré lundi son offre de “bons offices aux deux camps pour être en mesure, à leur demande, d’aider à trouver une solution politique”.