ALGÉRIE
28/06/2015 09h:23 CET | Actualisé 28/06/2015 09h:23 CET

Varoufakis: "Merkel détient la clé" pour dénouer la crise grecque

ASSOCIATED PRESS
Greek Finance Minister Yanis Varoufakis waits for the start of a meeting of eurogroup finance ministers in Brussels on Saturday, June 27, 2015. Anxiety over Greece's future swelled on Saturday after Prime Minister Alexis Tsipras' call to have the people vote on a proposed bailout deal increases the risks that the country might fall out of the euro. (AP Photo/Virginia Mayo)

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis en appelle dimanche à la chancelière Angela Merkel, estimant dans un entretien au tabloïd allemand Bild qu'elle "détient la clé" pour dénouer la crise actuelle.

"Les chefs de gouvernement de l'Union européenne doivent agir. Et parmi eux (Mme Merkel) détient en tant que représentante du pays le plus important la clé, j'espère qu'elle va l'utiliser", a déclaré le ministre grec, ajoutant que son gouvernement était "ouvert à de nouvelles propositions des institutions" après l'échec de négociations à Bruxelles samedi.

Les ministres des Finances de la zone euro ont refusé de prolonger d'une semaine le programme d'aide en cours, et qui expire mardi 30 juin. Le gouvernement grec veut organiser le 5 juillet un référendum sur la proposition de ses créanciers (BCE, FMI et Commission européenne), proposition qui impose des réformes et des coupes budgétaires en échange d'un renflouement, et recommande de voter "non".

Mais si les institutions présentaient de nouvelles propositions et qu'elles étaient "bien meilleures" que celles de jeudi, "nous pourrions à tout moment changer notre recommandation et proposer aux électeurs de les accepter", a dit le grand argentier grec à l'édition de lundi de Bild, dans un entretien dont le journal a publié des extraits dimanche.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras, porté au pouvoir sur un message anti-austérité, refuse notamment la réforme des retraites réclamée par les institutions.

Les Grecs, et en particulier M. Varoufakis, ont souvent renvoyé la balle à Mme Merkel, dirigeante de la première économie européenne, qui a elle-même mis la main à la pâte des négociations ces dernières semaines en négociant directement avec M. Tsipras.

Mais la chancelière a beau vouloir éviter absolument l'implosion de la zone euro et de l'UE, elle doit aussi tenir compte d'un électorat de moins en moins bien disposé à l'égard de la Grèce, qui a déjà reçu plus de 200 milliards d'euros de prêts garantis par ses partenaires européens et du FMI.

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