MAROC
26/06/2018 15h:54 CET | Actualisé 26/06/2018 16h:59 CET

“Gracias, VAR”: ce que pense la presse internationale du match Maroc-Espagne

Des commentaires souvent en faveur du Maroc.

MONDIAL - La rencontre entre le Maroc et l’Espagne hier soir dans le stade de Kaliningrad, pour la dernière étape de la phase de poule du Mondial 2018, a tenu les deux pays en haleine.

Première équipe éliminée du groupe B, la sélection marocaine a offert une belle performance, en tenant tête à la Roja qui finit tout de même par arracher l’égalité (2-2), grâce à un dernier but de Iago Aspas, d’abord sifflé par l’arbitre, puis maintenu par le VAR (“video assistant referee”, arbitre assistant vidéo), sauvant l’Espagne à la 90e minute.

Depuis ce matin, la presse espagnole mais aussi internationale commentent... souvent en faveur du Maroc.

Capture decran

La presse espagnole ironise

Si la sélection espagnole finit en tête du groupe B, la presse locale ne semble pas pour autant satisfaite de la performance de son équipe face aux Lions de l’Atlas. “Gracias, VAR” (Merci, VAR), titre par exemple le quotidien Mundo Deportivo, indiquant que “jusqu’à présent, le VAR est, de loin, le meilleur joueur de la sélection espagnole”, comme le rapporte la MAP.

“Viva el VAR” (“Vive le VAR”), titre de son côté le quotidien Marca, précisant dans son article: “Le Maroc s’en va du Mondial avec moins de points qu’il ne méritait pour son jeu. Il n’a été inférieur à aucun de ses rivaux”. Le quotidien a même souligné sur son compte Twitter: “Ce n’est pas ainsi que nous gagnerons la coupe du monde”. Dans le même registre, le quotidien sportif AS titre: “Bénis par le VAR”.

“Vive le VAR!... Mais ce n’est pas ainsi que nous gagnerons le Mondial”

La presse électronique s’est également prononcée pour souligner l’apport conséquent du recours au VAR. Le site espagnol Republica titre son article sur la rencontre: “Maroc-Espagne: avec l’aide du VAR, la Roja égalise à la fin”, démontrant en vidéo la raison de la colère marocaine après le dernier but. Précédemment, le site espagnol avait fait un jeu de mot très réussi en titrant “Que VARbado” signifiant “Ce qu’on est vernis”. Autant dire que cette rencontre laisse à la presse espagnole un goût de victoire inachevée. 

La presse internationale pas moins tendre

Si la presse marocaine et espagnole ont salué les efforts du Maroc lors de cette dernière rencontre pourtant vide d’enjeux pour les Lions de l’Atlas, le match n’a pas laissé la presse internationale indifférente.

Usa Today a ainsi commenté: “Il est compréhensible que l’ailier marocain Nordin Amrabat se sente en colère contre le VAR après que le système a annulé un appel de hors-jeu qui empêchait l’égalisation de l’Espagne. Son équipe était à quelques minutes de sa plus grande victoire et, dans les années passées (avant le VAR), l’Espagne n’aurait pas obtenu ce but”. 

Selon Le Parisien, Il s’agit bien d’une erreur d’arbitrage.  “Si l’arbitrage-vidéo, a permis de déterminer que le joueur du Celta Vigo n’était pas en position de hors-jeu sur sa frappe égalisatrice, le problème se situe quelques secondes en amont. Sur le corner accordé par l’arbitre Ravshan Irmatov, le ballon sort à la droite du but marocain. Or, les Espagnols s’empressent de remettre le ballon en jeu depuis le poteau de corner gauche. Et trouvent Iago Aspa seul dans la surface pour égaliser (2-2, 90e + 1). Une erreur selon les textes de la Fifa”.

De son côté, le site de fans de sport SBNation a titré son article: “Dites au revoir au Maroc, l’équipe la plus attachante (et damnée) de la Coupe du monde”. The Sun a quant à lui souligné le fait que l’arbitrage vidéo soit controversé lors des matchs Maroc-Espagne et Iran-Portugal qui avaient lieu simultanément. “Cristiano Ronaldo a également échappé à un carton rouge face à l’Iran, après visionnage vidéo qui tranche en faveur d’un carton jaune”.

Enfin CNEWS explique, de son point de vue, pourquoi le but contre le Maroc n’était pas valable, rappelant la loi 17 de la Fifa qui stipule que “le ballon doit être positionné dans la surface de coin la plus proche de l’endroit où le ballon a franchi la ligne de but” donc du côté gauche, ce qui n’était pas le cas. Selon eux, “si l’on s’en tient aux textes de la Fifa, c’est belle est bien une erreur commise par Ravshan Irmatov, l’arbitre de la rencontre”.

Une chose est sûre, c’est que le Maroc n’aura pas été un adversaire facile face aux équipes prestigieuses qu’il a affrontées. Une belle performance offerte par les petits protégés de Hervé Renard qui rentrent au pays la tête haute.