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24/01/2019 14h:57 CET | Actualisé 24/01/2019 15h:08 CET

Urgence écologique : Les pays arabes doivent réagir !

Le Maghreb et le Moyen-Orient font partie des régions du monde qui seraient le plus touchées par une hausse de la température, supérieure à 1,5°C.

Anton Petrus via Getty Images

Si en occident les questions écologiques commencent a prendre de l’ampleur a l’échelle locale et supranationale, c’est loin d’être le cas au Maghreb et au Moyen-Orient. Pourtant, ces régions seront forcément touchées par la crise environnementale si des mesures ne sont pas prises.

Amine Snoussi

Une instabilité en provoque une autre

L’instabilité politique qui régit certains, voir une majorité, de pays au Moyen-Orient et au Maghreb sert d’argument de priorité aux questions environnementales. Néanmoins, le manque de médiatisation de ces questions font en sorte que l’ensemble de la société orientale ne saisisse pas les enjeux et les conséquences réelles du problème climatique.

Le Maghreb et le Moyen-Orient font partie des régions du monde qui seraient le plus touchées par une hausse de la température supérieure à 1,5°C, visés par les Accords de Paris.

La hausse des températures sera de 5,5 °C d’ici 2100 par rapport a l’ère pré-industrielle, si aucune mesure n’est prise par les gouvernements pour réduire l’émission de gaz à effet de serre.

Ci-dessous, une illustration des conséquences de cette hausse à partir du rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Le Monde

On voit bien que les pays de la région, qui ont d’ores et déjà un climat difficile, des zones désertifiés et dont la pêche a un poids économique non-négligeable, vont être au coeur du réchauffement climatique. Le GIEC préconise des mesures d’adaptation pour les pays en voie de développement, néanmoins dans la région du Maghreb et du MO, y’a t-il des pays capables de financer un changement brutal de politique et de mode de vie ? Oui. Tous ? Non.

La co-responsabilité du réchauffement climatique: une solution?

Au delà des conséquences dramatiques du réchauffement climatique sur notre environnement, ce dernier a un coût. Selon un rapport publié par le gouvernement américain, il pourrait s’élever à 500 milliards de dollars par an d’ici l’année 2090. Une somme particulièrement conséquente qui divise la communauté internationale sur les stratégies économiques à employer dans la répartition des financements et investissements écologiques. En effet, les pays les plus touchés par le dérèglement du climat ne sont pas forcément les plus pollueurs.

Ainsi, dès 1997, lors du protocole de Kyoto, germe l’idée de partager les coûts et ainsi d’inciter les pays développés à innover et mettre en oeuvre des projets de réduction des émissions dans les pays en développement.

Cependant, on remarque que les financements publics restent faibles. En effet, lors de la conférence de Copenhague (COP15), il a été convenu que 100 milliards de dollars devaient être alloués à la lutte contre le réchauffement climatique. Mais en 2015, l’OCDE estimait à 43 milliards de dollars la somme versée par les investissements publics, le reste étant versé par des investissements privés. Il conviendrait donc que les Etats assument une part plus importante dans le financement de la lutte, d’autant plus que les coûts sont appelés à augmenter.

Amine Snoussi

Des gestes simples à adopter au quotidien afin de préserver l’environnement

Le Front mondial pour la nature (WWF) propose des « éco-gestes » à appliquer dans la vie courante afin de préserver notre planète :

Alimentation : 

  • Diminuer la viande

  • Diminuer les poissons sauvages

  • Diminuer les produits transformés industriels, gras, salés et sucrés

  • Privilégier la farine complète à la farine raffinée

  • Augmenter la part de légumes, céréales et légumineuses

  • Eviter le gaspillage alimentaire

  • Privilégier les produits bio / issus du commerce équitable

  • privilégier les produits locaux / de saison

Déchets :

  • Privilégier les produits avec le moins d’emballages possible

  • Privilégier les emballages recyclables ou réutilisables

  • Privilégier les produits réutilisables qui durent dans le temps

Mobilité :

  • Adopter une conduite « économique »

  • Gonfler ses pneumatiques à la bonne pression

  • Favoriser les transports en commun, si possible

  • Privilégier les déplacements à pied ou à vélo

  • Penser au covoiturage

  • Privilégier les voyages en train aux voyages en avion

Amine Snoussi

Si la solution à court-terme réside dans la prise de conscience individuelle des populations et un changement de comportement, il faudra que les institutions supra-nationales trouvent une solution de long-terme pour contraindre les politiques régionales a se rapprocher du vert.

Sans cela, les mesures risquent d’êtres limitées. Entre-temps, c’est justement le temps qui manque car les échéances et les crises écologiques arrivent plus vite que leurs éventuelles solutions.

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