MAROC
21/05/2019 12h:00 CET | Actualisé 21/05/2019 14h:32 CET

Une vidéo explique aux jeunes leurs droits et devoirs devant la police et la justice

Que faire en cas d'arrestation, au commissariat, devant le juge...

SOCIÉTÉ - Dans le cadre de la présentation d’un mémorandum sur le troisième livret du Code de procédure pénal relatif aux règles de droit applicables aux mineurs, portant le titre: “Pour une législation pénale et institutionnelle indépendantes protégeant les mineurs en conflit avec la loi”, l’association Relais Prison-Société a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo expliquant aux jeunes, et plus particulièrement aux mineurs, leurs droits et devoirs devant la police et la justice.

Dans cette vidéo d’une durée de cinq minutes, des jeunes se prêtent à une simulation présentant l’arrestation d’un adolescent, suivie du processus judiciaire par lequel le mineur doit passer en cas d’enfreinte à la loi.

”En attendant la création d’une institution indépendante ne s’occupant que des mineurs en conflit avec la loi, qui sont placés selon leur âge dans des centres de protection de l’enfance relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports, ou dans des centres de réforme et d’éducation, nous avons jugé nécessaire de faire connaître à cette population ses droits et ses obligations si elle se retrouve en état d’arrestation, dans un district de police ou un commissariat, ou devant le procureur du roi ou un juge”, détaille au HuffPost Maroc, Walid Cherqaoui, secrétaire général de Relais Prison Société.

“Les mineurs n’ayant pas un esprit mature peuvent commettre des actes dont ils ne mesurent pas la gravité ou dont ils ignorent le caractère répressible, c’est-à-dire qu’il ne savent pas que leurs actes sont passibles d’emprisonnement. C’est dans ce sens qu’il convient de leurs faire savoir, par exemple, qu’ils ont droit gratuitement à un avocat, qu’ils ne doivent pas signer le procès verbal sans la présence de leurs tuteurs légaux, qu’ils doivent signaler aux autorités leur diabète ou toute autre maladie pouvant les conduire à un évanouissement au risque qu’ils soient considérés comme drogués et qu’on ajoute cela dans le PV”, poursuit-il pour expliquer l’importance et le bien-fondé de cette vidéo.

Pour le lieu de tournage, l’association Relais Prison-Société a choisi Hay Mohammadi, l’un des quartiers les plus populaires de la métropole du royaume. “La vidéo a été tournée a Hay Mohammadi, un quartier populaire de Casablanca où la criminalité est assez élevée. L’objectif était vraiment de se rapprocher au maximum de la réalité. D’ailleurs, Relais se trouve dans le même quartier, et les jeunes acteurs y habitent”, précise

“Ceux que l’on aperçoit dans la vidéo sont les bénéficiaires de l’association Initiative Urbaine avec laquelle notre association Relais Prison-Société entretient de bonnes relations”, précise le secrétaire général adjoint de l’association. enfin, la durée du clip n’a pas été choisie au hasard. “L’enjeu était que la vidéo ne dépasse pas 5 minutes pour que les jeunes puissent la voir entièrement sur les réseaux sociaux, avec des phrases courtes et un message direct véhiculé par d’autres jeunes de leur génération”, conclut Walid Cherqaoui.