MAROC
27/03/2019 13h:41 CET

France: SOS Racisme et l'Union des Mosquées de France dénoncent la profanation d'une mosquée

Une tête de cochon retrouvée sur le chantier, tandis que les murs de cette future mosquée ont été maculés de sang.

Twitter/Domes et Minarets

FRANCE - La communauté musulmane en France est sous le choc. Le 25 mars dernier, des ouvriers travaillant dans le chantier d’une mosquée à Bergerac, dans le sud de la France, ont trouvé une tête de cochon déposée sur une des façades de cette mosquée en construction, tandis que des murs ont été aspergés de sang, comme le rapporte l’AFP.

La mosquée est financée par l’Association culturelle des Marocains de la Dordogne, explique l’agence de presse française. Les membres de l’association ont porté plainte auprès du Commissariat de Dordogne.

Une mosquée contestée

Depuis 2015, date de vente du terrain à l’Association culturelle des Marocains de la Dordogne, ce projet de mosquée fait polémique dans la ville.

Le maire de la ville, Daniel Garrigue, qui se porte également partie civile, comme l’expliqueFrance 3, rappelle que la construction de cette mosquée avait fait l’objet de nombreux recours de la part d’opposants. Dans le JT de la chaîne, le maire lie notamment cet événement à une campagne d’affichage dans laquelle on peut lire “Bergerac ville du Perigord pas de l’islam”.

L’Union des Mosquées de France (UMF), a également dénoncé, dans un communiqué relayé par la MAP, les propos “scandaleux” du président du “Collectif de défense des droits des riverains en Bergeraçois (CDDRB)”,Christian Peyrouny.

Ce dernier, dans une déclaration au journal français Le Figaro, avait justifié cette attaque en affirmant “comprendre” que “des gens veuillent régler leurs comptes”: “Les riverains sont sur les nerfs, certains veulent faire sauter le bâtiment quand il sera construit”, a-t-il déclaré au journal français.

“Ces déclarations, que rien ne saurait justifier, sont de nature à exacerber les tentions et à banaliser des actes de violences ou inciter à les commettre” affirme l’UMF.

Un acte de vandalisme également dénoncé par l’association française SOS Racisme, qui dit s’inquiéter “de la multiplication des actes antimusulmans”.

L’attaque contre cette mosquée intervient quelques jours après la découverte de “tags islamophobes et pro-nazis” dans un stade le La Rochelle, dans la sud-ouest de la France.