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13/07/2019 17h:04 CET | Actualisé 13/07/2019 17h:04 CET

Une missive au Président de la nation, la Tunisie

Dans moins de 24h vous devez vous prononcer sur une loi d’amendement faite sur mesure et rétroactive.

Anadolu Agency via Getty Images

Cher président,

Chaque jour où vous étiez malade, je priais Dieu, comme beaucoup de Tunisiens, pour que vous ayez la vie sauve.

Un nuage noir, un tsunami, menaçait notre petit pays et j’en tremblais.
J’ai été exaucée, comme beaucoup de ce peuple, et vous nous êtes revenu.

Nous tenons à vous en ces temps de stabilité difficile, non pas pour vos prouesses politiques, mais surtout parce que le pire est à épargner pour la Tunisie.

Une fois encore, vous êtes le maître garant de la constitution. J’espère vous voir user de votre bon sens et intelligence habituelle pour la sauver des déboires de ses députés.

Dans moins de 24h vous devez vous prononcer sur une loi d’amendement faite sur mesure et rétroactive. Toutes les lois du monde sont faites par les hommes et pour les hommes, dans la prospection pour être, une fois validées, appliquées au futur, seulement pour les faits à venir et non ceux du passé. 

Ces messieurs font la constitution et la défont à leur gré et selon des mobiles, que Dieu seul sait, mais que nous, le peuple, savons aussi.

Je ne porte aucun des écartés dans mon cœur.

Seul l’avenir de la nation m’importe et le respect de la Constitution.

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