MAROC
09/11/2018 12h:02 CET | Actualisé 09/11/2018 15h:20 CET

Une Marocaine se glisse dans la peau des femmes d'hier pour partager sa passion de l'Histoire

Une geisha, une nonne allemande du 13e siècle, ou une femme au foyer du New Jersey des années 50.

ibecameeverything/Instagram

CULTURE - “On m’a dit que je pouvais devenir ce que je voulais alors je suis devenue tout”. C’est ainsi que Sarah Hasbi a choisi d’appeler son projet photographique, publié sur son compte Instagram pour honorer les femmes d’hier.

À travers une série d’autoportraits, l’artiste de 24 ans se glisse dans la peau d’une geisha, d’une nonne allemande du 13e siècle, d’une femme au foyer du New Jersey des années 50, ou encore d’une guerrière norvégienne de l’an 840. La diplômée en journalisme aime également interpréter des personnages historiques célèbres tels que l’artiste mexicaine Frida Kahlo ou encore la reine de France, Marie-Antoinette.

Sarah fait parler ses personnages pour raconter aux internautes un bout d’Histoire et leur faire découvrir parfois les anciennes coutumes de différents pays. Chacune de ses photos est donc accompagnée d’une présentation à la première personne où le personnage se confie aux internautes.

“Je voulais trouver un moyen de partager ma passion de l’Histoire mais sans tomber dans les textes trop longs et ennuyeux, j’ai donc pensé à me déguiser en femmes de différentes époques et classes sociales pour parler du contexte dans lequel elles vivaient”, explique au HuffPost Maroc Sarah Hasbi.

Dans chaque texte, Sarah, qui a commencé sa série de portraits en septembre dernier, essaie de donner un petit aperçu sur la situation des femmes selon chaque époque et ethnicité tout en laissant une part de mystère pour éveiller la curiosité des internautes et les pousser à en savoir plus sur le sujet.

Avant chaque séance photo, la jeune femme effectue des recherches sur l’époque et le pays qu’elle veut représenter pour ensuite créer son propre déguisement en utilisant les vêtements et les accessoires dans son placard. Vient ensuite l’étape du maquillage où Sarah use de sa créativité pour reproduire l’apparence des femmes de l’époque, et n’hésite pas à faire des retouches sur la photo pour ajouter un fond adéquat et modifier les traits de son visage.

“C’est aussi pour montrer comment les normes de beauté changent avec le temps et le pays”, explique la photographe.

Sarah, qui a déjà représenté des femmes de 16 à 96 ans, veut à présent se lancer de nouveaux défis, notamment celui de se déguiser en enfant et de représenter les différents métiers pratiqués par les femmes dans l’Histoire.