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17/07/2018 12h:10 CET | Actualisé 17/07/2018 12h:10 CET

Une journée au Festival international de journalisme à Couthures-sur-Garonne

Ainsi s’est terminée pour moi cette journée du 15 juillet 2018 à Couthures-sur-Garonne, petit village de moins de quatre cent habitants, près de Marmande, dans le Sud-Ouest.

nathaphat via Getty Images

Pour la 3ème année consécutive, était organisé à Couthures-sur-Garonne le Festival International du Journalisme, du 13 au 15 juillet 2018. Cette année, le festival était organisé par le groupe Le Monde et ses partenaires: L’Obs, Courrier International, Télérama, La Vie et le Huffpost.

Couthures…

Le festival est organisé à Couthures-sur-Garonne, un village de moins de quatre cent habitants, situé sur les bords de la Garonne, près de Marmande, dans le Sud-Ouest de la France. C’est un petit village dans lequel il y a une école, une mairie, il y a aussi la place principale avec une église à l’ombre des arbres, une petite plage a été aménagée en bord de Garonne. C’est très vert et très agréable. Pendant la durée du festival, Couthures n’est ouvert qu’aux festivaliers, intervenants et Couthurains.

Le festival

Le festival de Couthures est divisé en deux parties, le in et le off.

Le in

Le festival débute à 9h le matin. Il y a des conférences autour de thèmes annoncés à l’avance, et les festivaliers peuvent discuter avec les intervenants qui sont souvent des journalistes des médias du groupe Le Monde ou indépendants.


Les conférences commencent à partir 10h sur des thèmes variés et s’enchaînent, pour se terminer vers 16h30. Il y a également des rencontres et des débats qui sont organisés autour de ces thèmes.

Cette année, les thèmes étaient: Intelligence artificielle, vivre avec les robots ; Les chemins de l’exil ; Après #metoo, où sont les hommes? ; Vins du futur, futur du vin ; Journalisme et politique, fatale attraction ; Education à l’information, tout est à (re)faire et Journalistes, des historiens de l’immédiat?

Les festivaliers peuvent se déplacer d’une conférence à une autre, d’un lieu à l’autre en toute convivialité.

Le off

En off, il y a des ateliers qui initient les enfants, de 5 à 12 ans, au reportage dans le village, à la rédaction d’un article et à la mise en page d’un journal, Le P’tit Monde, qui est ensuite vendu à la criée dans tout le village pour deux jetons (deux euros). Pour les ados, de 13 à 18 ans, Olivier Laffargue, journaliste à la rédaction Snapchat du Monde, organise un atelier Snapchat durant lequel les ados peuvent faire des interviews de personnalités du festival, des micros-trottoirs et apprendre le montage sur Snapchat.

Ce festival, par le biais du speed-daiting ou des rencontres dans la rue, permet de rencontrer les plus grands journalistes d’une façon insolite et de pouvoir discuter avec eux. Cette année, Florence Aubenas (Le Monde), David Pujadas (LCI), Jean-Michel Aphatie (France Info), Hugo Clément (Konbini) et beaucoup d’autres étaient à la tête d’affiche.

Le off organise beaucoup d’autres évènements comme des projections de films et de documentaires, des ateliers radios, des ateliers sur les fausses informations et la carricature, des rencontres, des séances dédicaces et beaucoup d’autres choses encore 

La journée d’une ado

Je suis allée en tant que festivalière à ce festival le 15 juillet, et j’ai participé à l’atelier Snapchat.

Le matin, notre groupe a interrogé une journaliste de France24, Stéphanie Trouillard, qui a enquêté sur une élève juive de 14 ans au Lycée Jean-de-la-Fontaine à Paris, Louise Pikovsky. Louise correspondait régulièrement avec sa professeure de lettres, elles parlaient d’école, de religion et Louise partageait avec elle sa peur de la guerre, de ce qui allait arriver aux juifs. Elle a été déportée à Auschwitz le 3 février 1944. En 2010, lors d’un rangement, une professeure trouve un paquet qui contient les lettres que Louise Pikovsky a écrit à sa professeure. Le collège a alors fait appel à Stéphanie Trouillard qui est une journaliste spécialisée dans l’histoire des Guerres mondiales. Cette journaliste a réussi à retrouver des gens qui l’ont connue, à retrouver sa famille et elle a pu ainsi reconstituer le parcours de cette élève. Elle a ensuite fait un web-documentaire sur cette histoire.

Ainsi, Stéphanie Trouillard a bien voulu répondre à nos questions. Nous avons ensuite fait le montage de son interview et nous l’avons publié.

L’après-midi, nous avons interrogé Florence Aubenas sur la liberté de la presse. Florence Aubenas est grand reporter au Monde. Elle a été prise en otage en Irak en 2005, car elle est souvent sur des terrains en guerre. Elle nous a appris qu’ “un des pires ennemis du journaliste c’est lui-même”, car il y a un risque d’autocensure.

Comme il nous restait du temps, nous avons pu faire un micro-trottoir pour savoir ce que les gens avaient appris pendant le festival.

À la fin, nous avons tout publié sur Snapchat.

Il était presque 17h et nous sommes donc allées voir la finale de la Coupe du Monde, France-Croatie. Mais, avant la première mi-temps, un orage a éclaté et le village a été évacué pour des raisons de sécurité.

Ainsi s’est terminée pour moi cette journée du 15 juillet 2018 à Couthures-sur-Garonne, petit village de moins de quatre cent habitants, près de Marmande, dans le Sud-Ouest.

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