ALGÉRIE
02/10/2019 10h:19 CET | Actualisé 02/10/2019 10h:48 CET

Une députée française, en Algérie pour "rencontrer des acteurs du hirak", interpellée par les forces de l'ordre

Une députée française, Mathilde Panot, en Algérie pour “rencontrer des acteurs du mouvement populaire”, a été interpellée par les forces de l’ordre, a fait savoir son parti, France Insoumise. Elle est sous surveillance dans un hôtel à Alger, a fait savoir la députée. 

 

Après avoir dénoncé une “répression” et “une volonté du pouvoir d’effrayer le peuple”, elle a annoncé sa présence mardi matin au sit-in tenu devant le tribunal de Sidi M’Hamed. Rappelant ’e contexte du déclenchement du mouvement populaire, le 22 février dernier, “elle a appelé a la solidarité avec le peuple algérien”.

Mercredi matin, son parti, La France Insoumise, a annoncé son interpellation, “sans raison”, à Béjaïa.

“Le groupe parlementaire insoumis proteste contre l’interpellation à Bejaïa en Algérie de sa co-présidente Mathilde Panot et de ses accompagnateurs” lit-on dans un post Facebook.

La députée Mathilde Panot et des accompagnateurs ont été placés en séjour surveillé à Alger, “sans connaitre les intentions pour la suite de ceux qui les ont contraints à ce retour sous escorte”, fait-on savoir.

“Le groupe parlementaire déplore l’interruption forcée du programme de rencontres de Mathilde Panot et de son équipe. Il demande la garantie de leur sûreté et le respect de leur liberté de circuler”, conclut le parti français.

Dans un post Facebook, la députée a raconté sa version des faits. “Nous sommes partis à 7h30 hier matin pour Bejaïa, où la mobilisation populaire est massive. En arrivant, après avoir échangé avec des étudiants et professeurs de la marche du mardi, nous avons été arrêtés une première fois puis amenés au commissariat. On nous garde 1h15 sans jamais nous donner de motifs puis nous sommes libres de partir”, fait-elle savoir .

“On nous arrête de nouveau. 3h d’immobilisation à un barrage routier là encore sans motif. On nous prend nos passeports (...) Toujours sans explication on nous escorte vers Alger. 7h de trajet au lieu de 3h30 car la route est bloquée à un endroit par des citoyens qui protestent contre l’injustice d’attribution de logement sociaux”. 

Mathilde Panot rajoute que “Depuis, nous sommes sous surveillance dans un hôtel à Alger”.