TUNISIE
14/12/2018 21h:20 CET | Actualisé 14/12/2018 21h:46 CET

Ce qu'il faut savoir de l'attaque terroriste de la ville de Sebiba qui a fait un mort

Le défunt n'est autre que le frère du militaire Said Ghozlani assassiné le 5 novembre 2016.

Anadolu Agency via Getty Images

La ville de Sebiba dans le gouvernorat de Kasserine a été ce vendredi témoin d’une attaque terroriste qui a causé la mort de Khaled Ghozlani, frère du militaire Said Ghozlani assassiné le 5 novembre 2016, selon le porte-parole du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiene Sliti.

L’attaque qui avait commencé par un braquage d’une agence bancaire dans la ville de Sebiba, a fini par l’assassinat du frère du militaire défunt, par un commando de 12 personnes, toujours selon Sliti.

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que les membres armés sont descendus des montagnes limitrophes de la ville de Kasserine, a précisé Selliti dans une déclaration à l’agence TAP. Quatre d’entre eux ont pris d’assaut une maison à proximité de Jebel Mghilla et séquestré les membres d’une famille avant de les relâcher. Ils se sont emparés d’une voiture de marque Isuzu, modèle D-Max, appartenant à l’un des habitants de la région et l’ont utilisée dans le hold-up.

Selon Selliti, les cinq autres membres du groupe armé ont utilisé le véhicule dérobé pour le braquage de l’agence bancaire dans la ville de Sbiba. Quatre d’entre eux ont attaqué la banque alors que le cinquième s’est chargé de la surveillance des lieux.

Les braqueurs ont terrorisé les agents de l’agence bancaire, détruit les caméras de surveillance et mis la main sur la somme de 320 mille dinars en monnaie nationale et en devises.

Au sujet des coups de feu tirés ciblant Khaled Ghozlani, Selliti a expliqué qu’en prenant la fuite après le hold-up, le groupe armé s’est dirigé vers la maison du martyr Saïd Ghozlani à Douar Khraifia dans la localité de Thamed à proximité de Jebel Mghilla où il a ouvert le feu touchant mortellement Khaled Ghozlani.

Le parquet près le Pôle judiciaire de lutte anti-terroriste s’est saisi du dossier des deux opérations et a confié à l’unité nationale de recherche dans les crimes terroristes d’El Gorjani l’enquête sur les circonstances entourant cette affaire.

Décembre noir pour le gouvernorat de Kasserine

Il s’agit de la deuxième attaque terroriste orchestrée à Kasserine, en l’espace de deux semaines.

En effet, le 30 novembre dernier, une patrouille de sécurité postée à l’entrée de la ville de Kasserine avait essuyé des coups de feu tirés par deux inconnus à bord d’une motocyclette.

L’incident avait fait un blessé civil sans faire de victimes du côté des forces de l’ordre. Selon un témoin présent pas loin du lieu de l’attaque, il y aurait eu trois rafales avant que celui-ci n’arrive sur les lieux, pour retrouver un civil blessé qui saigne du côté du cou.

Des témoins oculaires avaient affirmé que les assaillants ont caché les armes dans des étuis de guitares.

Avant l’attentat de l’avenue Habib Bourguiba perpétré le 29 octobre dernier, la Tunisie n’avait plus connu d’attentat depuis le 24 novembre 2015, après qu’un kamikaze s’était fait exploser à l’intérieur d’un bus de la garde présidentielle.

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