MAROC
14/05/2019 14h:57 CET

Un suspect interpellé dans le meurtre d'un jeune Marocain en Irlande

Azzam Raguragui a été poignardé vendredi 10 mai alors qu'il se rendait à la mosquée pour rompre le jeûne.

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JUSTICE - Un suspect a été interpellé dans l’affaire de la mort d’Azzam Raguragui, un jeune Marocain de 18 ans poignardé à mort vendredi 10 mai, dans la banlieue sud de Dublin en Irlande, alors qu’il se rendait à la mosquée pour rompre le jeûne. La police avait écarté l’hypothèse d’un meurtre à caractère racial pour enquêter sur un règlement de compte entre deux bandes de jeunes adolescents. 

La police irlandaise a identifié un adolescent comme le principal suspect dans le meurtre d’Azzam Raguragui, indique le média The Independent. Également originaire du sud de Dublin, il a prétendu avoir agi dans le cadre de la légitime défense lorsqu’il a poignardé la victime, souligne le média, ajoutant qu’une source a déclaré que le suspect se serait présenté à la police dès samedi avec un conseiller juridique et une déclaration toute préparée. 

Pour l’heure, aucune arrestation n’a été faite et un autre adolescent, proche de l’affaire, continue d’assister la police dans leur enquête. “C’est une affaire très sensible qui implique des personnes très jeunes et la police va toutefois poursuivre son enquête pour savoir ce qu’il s’est réellement passé”, a déclaré un policier au média britannique. Toujours à la recherche de l’arme qui aurait tué Azzam Raguragui, les enquêteurs continuent d’interroger toutes les personnes potentiellement liées à l’affaire et tentent d’identifier celles présentes lors de l’assasinat, vendredi dernier. 

Le jeune garçon avait succombé à ses blessures peu de temps après son admission à l’hôpital St James, à Dublin. Les motifs du meurtre pourraient s’expliquer par une bagarre qui aurait éclaté entre deux groupes de jeunes, dont le groupe d’Azzam Ragiragui. L’oncle de la victime avait précisé, sur Facebook, que son neveu se rendait vers une mosquée pour rompre son jeûne avant que de jeunes Irlandais ne croisent son chemin et le poignardent.

Il était décrit par les gens qui le connaissent, comme quelqu’un de sympathique, gentil et courtois, souligne The IndependentPour les parents d’Azzam, Abderrahmane Raguragui et Hajiba Elouaddaf, ces derniers jours ont été “très difficiles et éprouvants”. Ils ont déclaré aux médias locaux faire “confiance au système de justice irlandais pour obliger le ou les auteurs à rendre des comptes”, et vouloir de la tranquillité pour faire leur deuil. “Nous sommes reconnaissant pour toute cette solidarité et cette sympathie”, ont-ils ajouté.