ALGÉRIE
08/09/2018 12h:20 CET | Actualisé 08/09/2018 12h:26 CET

Une sortie de proximité du mouvement Mouwatana empêchée à Constantine

Facebook/mouwatanadz

Les membres de la coordination de l’opposition baptisée Mouwatana née en juin dernier ont été empêchés de mener une sortie de proximité ce samedi 08 septembre 2018 à Constantine. Plusieurs militants ont été interceptés tandis que des membres locaux ont été arrêtés par les forces de l’ordre, annoncent les coordinateurs du mouvement.

Le mouvement Mouwatana a annoncé vendredi, par le biais de son membre Sofiane Djilali, président du parti Jil Jadid, une rencontre auprès des citoyens de Constantine “pour parler de l’Algérie dont nous rêvons”.

Après avoir rappelé que cette sortie est interdite par le pouvoir et qu’un cordon de policiers “sera sûrement” mobilisé dans cette ville, il a appelé les citoyens à soutenir cette action et à venir rencontrer les membres du mouvement.

Comme ils s’y attendaient, les membres du mouvement ont annoncé tôt ce matin que “les autorités locales de la wilaya de Constantine ont mobilisé des ressources énormes pour s’opposer à la sortie de proximité du mouvement Mouwatana”. 

Plusieurs camions poubelles et bennes tasseuses ont été garées dans les placettes de la ville pour empêcher tout sit-in et des éléments des forces de l’ordre ont été mobilisés, a annoncé cette organisation. 

Le mouvement Mouwatana a annoncé par la suite les arrestations de plusieurs des ses membres, à commencer par Zoubida Assoul, porte parole du mouvement et présidente de l’UCP et Anis Hamidi, membre du Conseil Politique de Jil Jadid.

Le coordinateur du mouvement à Constantine, Abdelkarim Zeghliche a également été arrêté, tout comme Ali Benouari et Saad Bouaakba, membres initiateurs du mouvement, selon la même source.

 

De son côté, la militante Amira Bouaroui a été empêchée d’atteindre la ville de Constantine, après avoir été arrêtée puis escortée vers l’extérieur de la ville.

Les membres fondateurs du mouvement, qui ont fini par rencontrer des citoyens à Constantine, ont dénoncé une atteinte aux libertés individuelles, collectives et aux droits de l’Homme.