MAROC
03/07/2019 13h:47 CET | Actualisé 01/10/2019 12h:33 CET

Un pacte social met fin à la grève des bagagistes à l'aéroport Mohammed V

Il prévoit, entre autres, l'augmentation du salaire des bagagistes et une amélioration des conditions de leur travail.

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CONFLIT SOCIAL- En grève depuis huit longues semaines, les bagagistes de l’aéroport Mohammed V de Casablanca ont obtenu gain de cause, mardi 2 juillet, après la signature d’un pacte social, suite à l’intervention du ministère de l’Intérieur. Ce dernier a réuni diverses parties prenantes, dont la Royale air Maroc (RAM), les autorités de l’aéroport et l’Union marocaine du travail (UMT) lors d’une réunion. 

Depuis plusieurs mois, l’aéroport Mohammed V de Casablanca connait une période de grève sans précédent qui menaçait notamment l’opération “Marhaba 2019” et l’arrivée des touristes dans le pays pour cette saison estivale. Sur les réseaux sociaux, des voyageurs et des clients de plusieurs compagnies, dont la RAM, ont fait état de nombreuses plaintes, avec vidéos et photos à l’appui du traitement de leurs bagages lors de leur arrivée sur le territoire marocain.

L’ambassadeur de Grande-Bretagne au Maroc avait également protesté sur les réseaux sociaux après une longue attente à l’aéroport pour récupérer ses effets personnels.

Ainsi, retard des livraisons et pertes des bagages, perturbation du trafic aérien et non-traitement sont les conséquences désastreuses de la fronde des bagagistes et du personnel des services au sol chargés du tri et de l’expédition des valises. Ils revendiquaient de meilleures conditions de travail et des avantages sociaux.

Ce mardi 2 juillet, les grévistes et les autorités sont parvenues à trouver un accord, fruit de longues négociations, pour mettre fin à cette grève qui dure depuis avril dernier, indique un communiqué de l’UMT. L’accord en question a été ratifié par le gouverneur de la province de Nouaceur, la direction régionale de l’emploi, la RAM Handling, succursale de la RAM, la direction de l’aéroport de Casablanca, l’Office national des aéroports (ONDA) et les syndicats de l’UMT et le prestataire GPI. Ce dernier et RAM Handling avaient dénoncé “des irrégularités et des actes illégaux commis” à leur encontre et leur bureau syndical, rappelle l’UMT dans son communiqué. 

Dès le début de la grève, ils avaient alors saisi les autorités pour réclamer une “intervention urgente” afin de mettre fin aux “violations de la loi et aux atteintes à leurs droits et acquis” précise le syndicat. 

Pour mettre fin aux tensions, le pacte qualifié de “social” par les signataires, prévoit en outre l’augmentation des salaires du personnel au sol, l’amélioration des conditions de travail des employeurs et l’instauration des mécanismes d’arbitrages et de médiation, indique Al Massae dans son édition, ce mercredi. La charte devrait permettre à 800 bagagistes et 300 employés de bénéficier d’une augmentation de salaire de 15% ainsi que de plusieurs avantages sociaux, d’après la même source.