TUNISIE
02/01/2019 21h:34 CET

Un médecin violemment agressé aux urgences de Ben Arous le soir du nouvel an

C'est une violence gratuite en permanence

Son visage en gros plan, son nez éclaté en sang... la photo d’un jeune médecin circule actuellement en masse sur les réseaux sociaux. Défiguré, le jeune homme porte les séquelles d’une violente agression. 

Samir Abdelmoumen /FB

Cet incident s’est déroulé le jour de l’an, jour de repos et de fête en Tunisie. Et pour cause? Les proches d’un patient, victime d’un accident de la route, ont violemment agressé le médecin résident venu leur annoncé le décès du blessé. 

“Les médecins ont fait tout leur possible pour sauver le blessé, arrivé en état comateux. Mais en vain” raconte le directeur du centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous sur les ondes de Mosaïque Fm en dénonçant cette violence gratuite.

Résultat. Une fracture du nez nécessitant une intervention chirurgicale en urgence.

Cette énième agression qui vient rappeler encore une fois le calvaire quotidien du personnel médical et paramédical dans les hôpitaux tunisiens, a provoqué la colère des médecins, devenus la cible des patients ou de leurs proches dans les établissements hospitaliers.

“Voici la récompense d’une garde le jour de l’an: Le nez du résident complètement bousillé suite à l’annonce d’un décès à la famille du défunt (...) Et on se demande pourquoi les médecins fuient le pays” écrit un médecin urgentiste sur les réseaux sociaux.

“Cadeau de bonne année pour un médecin de garde aux urgences le jour de l’an,” note une autre.

“Voilà le résultat... un comportement civique que je vous laisse juger...
Quand sur les routes les forces de l’ordre ont réussi à sécuriser le jour de l’an, dans les urgences des hôpitaux certains voyous agressent régulièrement le personnel médical et paramédical,” indique cet internaute en soulignant la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face à cette hausse incompréhensible des violences contre les médecins.

 

Des mesures avaient pourtant été prises en 2017 contre les violences dont sont victimes le personnel hospitalier suite à l’agression de médecins au CHU de Sahloul. Parmi ces mesures, l’on retient:

- L’élaboration d’une loi pour la protection des cadres et agents de la santé publique dans l’exercice de leurs fonctions, le renforcement de la présence sécuritaire dans les hôpitaux et le réaménagement des urgences.

 

- La formation des agents en charge de l’accueil des malades en matière de prise en charge de ces derniers et notamment des cas les plus critiques, 

- l’aménagement d’espaces d’échanges d’informations avec les malades et leurs accompagnateurs pour préserver le secret médical et la consolidation des ressources humaines au niveau des urgences.

- l’accélération de la mise en œuvre du programme de mise à niveau et de modernisation des services des urgences.

Pour le moment...sans résultats.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.