MAROC
03/11/2018 12h:42 CET

Ce jeune entrepreneur marocain raconte son expérience à la Clinton Global Initiative University

"Notre vision consiste à donner aux jeunes Marocains les moyens de contribuer au développement du pays".

MYSEC

ENTREPRENEURIAT - L’entrepreneuriat des jeunes sur le devant de la scène. Chaque année, la Clinton Global Initiative University (CGIU), lancée par l’ancien président américain Bill Clinton, rassemble des jeunes talents prometteurs issus de campus universitaires du monde entier. Cette année, Ghali Jorio a pu participer à l’événement. Président et fondateur de Moroccan Youth Social Entrepreneurs Camp (MYSEC), un camp d’entrepreneurs sociaux pour les jeunes Marocains créé en 2016, il livre au HuffPost Maroc cette expérience qui lui a permis notamment de rencontré Bill Clinton. 

Si la rencontre avec l’ancien président des États-Unis a été brève, le jeune entrepreneur marocain confie avoir été inspiré par les paroles de Bill Clinton. “Notre interaction a été très courte, j’ai pu lui parler rapidement de ce que je faisais au Maroc. J’ai surtout été marqué par son discours sur le rôle de la jeunesse et l’importance donnée à l’empowerment des jeunes”, confie à notre rédaction Ghali Jorio.

 “Extrêmement reconnaissant au président Bill Clinton, à la Clinton Global Initiative et à Entrepreneuriat Cornell de m’avoir donné la possibilité d’assister au sommet CGIU de 2018 et de nouer des contacts avec des acteurs du changement du monde entier. C’était un honneur d’être l’un des 1100 étudiants venus de plus de 100 pays engagés dans l’action. La mienne était liée à la croissance du Moroccan Youth Social Entrepreneurs Camp et à notre vision qui consiste à donner aux jeunes Marocains les moyens de contribuer au développement du pays. J’ai été tellement inspiré par ce que font les jeunes du monde entier, par les paroles de sagesse de la famille Clinton et par les gens formidables de CGIU! ′L’optimisme est un choix moral’ Chelsea Clinton”

La CGIU cherche à “engager la prochaine génération de dirigeants sur les campus universitaires du monde entier”, détaille un communiqué de MYSEC. Les étudiants créent ainsi leurs propres “engagements à agir qui traitent des problèmes sur le campus, dans les communautés locales ou dans le monde entier”.

Pour Ghali Jorio, cet événement est aussi “une merveilleuse opportunité de rentrer en contact avec des faiseurs de changement à travers le globe et de former des partenariats potentiels pour aller de l’avant”. “Et ça a marché”, assure-t-il. Le jeune entrepreneur a ainsi pu rencontrer des jeunes issus du monde entier, certains partageant les mêmes centres d’intérêt que lui. “J’ai rencontré des gens venus du Canada qui travaillent eux aussi dans le domaine de l’éducation et la responsabilisation des jeunes”, précise-t-il.

Génération entrepreneur 

Pour le jeune Marocain, étudiant au SC Johnson College of Business de la prestigieuse université de Cornell, aux États-Unis, cette rencontre était également l’occasion de présenter à un groupe de jeunes et de décideurs son projet au Maroc, MYSEC.

“MYSEC est en pleine transition. Après avoir opéré MYSECamp depuis plus de 3 ans, et lancé MYSEConference l’été dernier, nous développons actuellement le concept de MYSECenter, un centre d’empowerment pour les jeunes qui offre un espace, des ressources, et réseaux de jeunes pour développer leurs idées”.

Ghali Jorio souhaite développer son idée et l’intégrer au sein d’écoles marocaines: “Notre ambition est d’être présent à travers le Maroc et d’opérer notre programme-concept dans toutes les écoles marocaines. Notre objectif est d’avoir des jeunes à travers le pays pour travailler pour le développement du pays”, ambitionne-t-il.

Le jeune homme se dit toutefois préoccupé par la situation des jeunes dans le royaume, confrontés parfois à un système éducatif inadéquat. “Je suis très inquiet par ce qu’il se passe actuellement au Maroc et la manière dont la jeunesse, qui doit faire face à un système éducatif faible, n’a pas accès à assez d’opportunités qui lui permettraient de montrer son total potentiel” explique-t-il au HuffPost Maroc. “À MYSEC, nous pensons que l’implantation d’entrepreneuriat social au sein du système éducatif marocain peut être une très bonne solution pour un Maroc meilleur”.

Et l’ambition du jeune entrepreneur n’est pas que nationale mais aussi continentale. “Dans le futur, je souhaite me concentrer sur la croissance de MYSEC et Myafritrip. J’ai pour ambition de développer des programmes et systèmes allant vers le développement de l’entreprenariat social au Maroc, et trouver par ailleurs des solutions aux nombreux problèmes auxquelles fait face l’industrie du tourisme dans notre continent”, dit-il.