ALGÉRIE
11/02/2019 09h:19 CET | Actualisé 13/02/2019 09h:18 CET

Un étudiant égorgé dans sa chambre à la cité universitaire à Alger

Un étudiant a été retrouvé égorgé dans sa chambre à la cité universitaire de Ben Aknoun, dimanche soir à Alger. Selon plusieurs médias, la victime a été tuée par deux individus étrangers à la résidence universitaire.

L’étudiant, dénommé Assil et originaire de Bordj Bou Arreridj, était en troisième année de médecine à la faculté d’Alger. Son corps gisait dans une marée de sang lorsqu’il a été découvert dans la soirée par ses camarades. 

Des médias affirment la victime aurait été surprise vers 19H par deux individus, étrangers à la cité universitaire et actuellement recherchés. Ils l’auraient égorgé et pris les clés de sa voiture. Une information démentie par le Directeur de la cité,  M. Zoubir Abid, qui a affirmé que le coupable n’était autre que le camarade de la victime. 

Dans une déclaration à Dzaïr News, il a expliqué que les agents de la sécurité ont vu le camarade de la victime sortir en vitesse de la résidence au volant de la voiture de Assil. “Ils l’ont arrêté et lui ont retiré les documents de la voiture avant qu’il ne prenne la fuite”, a-t-il expliqué. Nous avons appelé la police sur la base d’une affaire de vol mais lorsque nous sommes montés dans sa chambre, nous avons été frappés par la vue du cadavre gisant par terre”.

“Les causes de l’assassinat restent inconnus”, de son avis, rajoutant que “beaucoup de lectures ont été avancées. Certains disent qu’ils se sont disputés dans la chambre et qu’il n’avait peut-être pas l’intention de le tuer”, a indiqué M. Abid. Au milieu de la journée, deux autres étudiants, “copains de chambre” de la victime et des agents de sécurité étaient encore interrogés par la police, selon le même responsable.

Sur les réseaux sociaux, certains se sont vites mis à dénoncer l’absence de la sécurité après avoir lu que les auteurs du crime étaient étrangers à la cité.

Le même directeur, interrogé sur la transcription faite avec le sang de Assil sur le mur de la chambre, a estimé que l’auteur du crime est peut-être objet à une “maladie psychiatrique”.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, s’est rendu sur les lieux, où il a été assiégé par des étudiants en colère. 

Mardi passé, un autre étudiant, cette fois-ci zimbabwéen, a également été tué par un coup de poignard que des agresseurs lui ont asséné à Annaba.