MAROC
27/03/2019 11h:51 CET

Un combattant de Daech marocain confie à la radio espagnole ne rien regretter

Il aimerait pouvoir rentrer au Maroc.

Capture d'écran RTVE

TERRORISME - Le 23 mars, les Forces syriennes démocratiques ont annoncé l’élimination totale du califat autoproclamé de Daech, après avoir récupéré son dernier bastien à Baghouz dans l’est de la Syrie. Au fil des semaines du long combat entamé pour récupérer le territoire de l’organisation terroriste, sentant la fin approcher, de nombreux jihadistes se sont rendus.

La radio espagnole RNE a rencontré l’un d’eux dans une prison du nord de la Syrie, sous contrôle des autorités kurdes. “Hisham al Arabi Maluk, connu sous le nom d’Abou Marian al Magrib”, est Marocain. Il a rejoint la Syrie en 2013. Dans l’organisation, il travaillait à un “poste de contrôle”.

Dans son interview, le Marocain a déclaré qu’il ne regrettait “pas d’avoir appartenu aux rangs du groupe jihadiste”, rapporte la chaîne de télévision RTVE. “Je ne le regrette pas, car il n’y a rien à regretter”, a-t-il dit. ”Interrogé sur les atrocités commises par le groupe terroriste, telles que les meurtres, les tortures et l’esclavage sexuel, il affirme que ces ‘erreurs’ l’ont amené à déposer les armes et à se rendre, à un moment où les Kurdes avançaient vers le dernier territoire”, souligne la chaîne espagnole. Même s’il affirme ne jamais avoir assisté à des exécutions. 

À présent que l’organisation terroriste a perdu son territoire et qu’il se retrouve en prison, Hisham al Arabi Maluk voudrait pouvoir rentrer au Maroc. Le 10 mars dernier, le royaume rapatriait 8 ressortissants marocains qui se trouvaient dans les zones de conflit syrienne. D’autres pays, à l’instar de la France, ne savent pas encore quoi faire de leurs combattants. ”À l’occasion du huitième anniversaire du début des révoltes contre Bachar al-Assad en Syrie, les pays européens sont confrontés au défi de gérer le retour des djihadistes nés en Europe qui se sont battus contre Daesh en Syrie et veulent retourner dans leur pays”, rappelle la RTVE. Déchéance de nationalité, des enfants laissés en Syrie. Les stratégies sont différentes selon les pays. L’Espagne, elle, a déjà rapatrié 44 terroristes sur les 234 personnes qui ont rejoint la Syrie et l’organisation terroriste.