ALGÉRIE
25/03/2016 08h:41 CET | Actualisé 25/03/2016 08h:41 CET

Turquie: Les juges ordonnent que le procès de 2 journalistes anti-Erdogan se déroule à huis clos

ASSOCIATED PRESS
Can Dundar, the editor-in-chief of opposition newspaper Cumhuriyet, center, speaks to the media before the start of his trial in Istanbul, Friday, March 25, 2016. A group of writers, including Nobel laureates, are calling on Turkey to drop charges against two prominent journalists who face life imprisonment for their reports, and to end its crackdown on free expression. Dundar and Erdem Gul, paper's Ankara representative, go on trial on Friday accused of espionage and other charges for their rep

Une cour criminelle d'Istanbul devant laquelle s'est ouverte vendredi le procès emblématique de deux journalistes connus d'opposition a décidé que les audiences se dérouleront à huis clos pour raisons de sécurité nationale, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Critiques du régime islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan, Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, et Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara, sont accusés d'espionnage, divulgation de secrets d'Etat et tentative de coup d'Etat pour un article accusant leur pays d'avoir livré des armes aux rebelles islamistes syriens.

Les deux hommes, qui risquent la prison à vie, sont arrivés au palais de justice sous les applaudissements d'environ 200 partisans, collègues, élus de l'opposition ou simples citoyens, qui les ont escortés jusqu'au tribunal aux cris de vous ne ferez pas taire la liberté de la presse.

Les deux journalistes, qui ont déjà passé plus de 90 jours en détention provisoire ont publié en mai 2014 un long article, agrémenté de photos et d'une vidéo, faisant état de livraisons d'armes par des camions des services de renseignement turcs (MIT) à des rebelles islamistes en Syrie en janvier 2014.

Ce papier a provoqué la fureur de M. Erdogan, qui a toujours nié soutenir les mouvements radicaux hostiles au régime de Damas avec lequel son régime a rompu.

Lors de ce premier procès, M. Erdogan, qui avait personellement porté plainte contre les deux hommes, et le MIT, se sont constitués partie civile.

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