MAGHREB
17/03/2015 12h:01 CET | Actualisé 17/03/2015 13h:45 CET

Pour le premier ministre turc, "serrer la main d'Assad revient à serrer celle d'Hiltler"

ASSOCIATED PRESS
Turkish Prime Minister Ahmet Davutoglu speaks during a joint press conference with his Hungarian counterpart Viktor Orban in the parliament building in Budapest, Hungary, Tuesday, Feb. 24, 2015. Davutoglu is staying on a one-day official visit in Budapest. (AP Photo/MTI, Szilard Koszticsak)

INTERNATIONAL - Alors que les quatre années de guerre civile créent de nombreux traumatismes chez de nombreux syriens, Bachar al-Assad, toujours au pouvoir, est sous le feu des critiques.

En effet, le Premier ministre turc a déclaré mardi son hostilité à toute négociation avec le président syrien Bachar al-Assad, évoquée par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en affirmant que "serrer la main d'Assad revient à serrer la main d'Hitler".

"Aujourd'hui en dépit de tout les massacres qu'il a commis (...) Si vous vous mettez à la table (de négociations) avec al-Assad et vous lui serrez la main, l'Histoire ne le pardonnera jamais", a martelé Ahmet Davutoglu lors de son discours hebdomadaire devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).

"Serrer la main d'Assad revient à serrer la main d'Hitler, ou de (Sloban) Milosevic ou encore Radovan Karadzic", a-t-il dit en référence au leader nazi et aux dirigeants nationalistes serbes, accusés de crimes de guerre en Bosnie.

Ces déclarations de M. Davutoglu interviennent après que John Kerry eut déclaré dimanche qu'"au final, il faudra négocier" avec M. Assad pour mettre fin au conflit en Syrie qui a fait plus de 215.000 morts en quatre ans.

Une porte-parole du département d'Etat a depuis minimisé ces propos, précisant qu'il n'y avait eu aucune modification de la position américaine et qu'il "n'y a pas d'avenir pour un dictateur brutal comme Assad en Syrie".

M. Davutoglu s'est "félicité" de cette mise au point.

La Turquie, qui accueille officiellement 1,7 million de réfugiés syriens sur son sol, a pris fait et cause pour les rebelles en guerre contre le président syrien, sa bête noire.

Lundi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, avait jugé "inutile" de discutter avec le régime syrien.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.
Retrouvez les articles du HuffPost Maghreb sur notre page Facebook.