ALGÉRIE
24/11/2015 08h:39 CET | Actualisé 24/11/2015 09h:15 CET

Turquie: annonce d'un nouveau gouvernement, le gendre d'Erdogan ministre de l'Energie

AFP
Photo publiée par la présidence turque montrant le président turc Recep Tayyip Erdogan (g) et le Premier ministre Ahmet Davutoglu à Ankara le 24 novembre 2015

Le Premier ministre islamo-conservateur turc Ahmet Davutoglu a dévoilé mardi la liste des ministres de son nouveau gouvernement, dans laquelle figure notamment le gendre du président Recep Tayyip Erdogan, Berat Albayrak, nommé à l'Energie.

Le chef de l'Etat, dont de nombreux proches figurent dans le nouveau cabinet, avait chargé M. Davutoglu de former un nouveau cabinet après le triomphe de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) lors des élections législatives anticipées du 1er novembre.

Parmi elles, figurent Efkan Ala (Intérieur) et Binali Yildirim (Transports).

Ancien vice-Premier ministre chargé de l'Economie et apprécié du monde des affaires, Ali Babacan ne figure pas dans le nouveau cabinet. Il est remplacé à ce poste par l'ex-ministre des Finances Mehmet Simsek, qui a lui aussi la confiance des marchés.

Le portefeuille des Affaires étrangères, un poste sensible dans une Turquie confrontée à de nombreuses crises régionales, a été confié à Mevlut Cavusoglu, qui récupère un portefeuille qu'il a détenu jusqu'au mois d'août dernier.

Dans une courte allocution devant la presse, M. Davutoglu a affirmé que des "réformes structurelles" seraient engagées lors de son mandat de quatre ans.

De nombreux défis économiques et sécuritaires attendent la nouvelle équipe gouvernementale, qui devra relancer une machine économique à bout de souffle et composer avec la reprise du conflit kurde dans le sud-est, la menace jihadiste du groupe Etat islamique (EI) et la crise syrienne.

Véritable homme fort du pays, M. Erdogan a d'ores et déjà annoncé son intention de réformer la Constitution actuelle, avec l'ambition de transférer au chef de l'Etat l'essentiel du pouvoir exécutif actuellement confié au Premier ministre.

L'opposition est catégoriquement contre ce projet, qui illustre selon elle la dérive autoritaire de M. Erdogan.

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