TUNISIE
01/04/2017 11h:38 CET | Actualisé 02/04/2017 13h:52 CET

En Tunisie, plus on est riche, plus on lit de livres, selon le dernier sondage d'EMEROHDconsulting

Zoubeir Souissi / Reuters
A man looks at books at the 33rd International Book Fair in Tunis, Tunisia March 24, 2017. REUTERS/Zoubeir Souissi

Les Tunisiens et la lecture, une histoire de désamour notable malgré l'engouement momentané pour la foire du livre. Un désert culturel où les instituts de sondages cherchent à puiser le fond.

Le dernier sondage est celui d'EMEROHD consulting, réalisé entre le 27 et le 29 mars 2017 sur un échantillon de 1069 personnes, âgées de plus de 18 ans et issues de toutes les régions avec un comparatif avec les années 2015 et 2016.

Pendant l'année écoulée combien de personnes ont acheté des livres (sans compter les journaux, les magazines, les parascolaires d'enfants et le Coran)?

83% ont répondu par aucun livre acheté lors des 12 derniers mois ( 86% en 2015 et 82% en 2016). Pour ceux qui l'ont fait (17%), 48% d'entre eux gagnent plus de 2 mille dinars par mois.

Combien de Tunisiens ont lu un livre pendant l'année écoulée (sans compter les journaux, les magazines, les parascolaires d'enfants et le Coran)?

76% des sondés ont répondu par aucun et 24% par oui. Parmi ces derniers, 60% sont payés plus de 2 mille dinars par mois.

À la question, de façon générale, êtes-vous passionné de lecture? Plus de la moitié (49%) ont répondu qu'ils ne lisaient quasiment jamais de livres, 26% ont avancé qu'ils lisaient un peu, 20% moyennement et seulement 5% des interrogés affirment lire beaucoup. Parmi ces derniers, 16% ont payés plus de 2 mille dinars par mois.

Délaissant les livres, les Tunisiens vouent un attachement de plus en plus solide pour internet et les réseaux sociaux en particulier. C'est ce que confirme ce sondage avec la question posée sur si internet remplacera le livre. La majorité, soit 61% l'affirment contre 25% qui avancent que le cela n'arrivera pas.