MAGHREB
06/04/2015 09h:20 CET | Actualisé 06/04/2015 09h:33 CET

Tunisie: Un conducteur tué par une patrouille de militaires et de policiers dans le gouvernorat de Kasserine

ASSOCIATED PRESS
FILE - In this June 25, 2013 file photo, a Tunisian armored personnel carrier patrols near the Jebel Chaambi mountain. Writing on building at left reads:

Un homme a été tué par balle après avoir été poursuivi par une patrouille des forces de l'ordre et de l'armée, près de Fériana, dans le gouvernorat de Kasserine, a annoncé le ministère de la Défense nationale.

"L'individu conduisait une voiture et était accompagné de deux femmes. Il a reçu l'ordre de s'arrêter par une patrouille commune de militaires et de policiers mais il s'est enfui", a indiqué Belhassen Oueslati, porte-parole du ministère de la Défense, au Huffpost Tunisie.

"Dans sa fuite, il a heurté un militaire dont la jambe a subi des ecchymoses. Les agents de la patrouille ont alors tiré sur les pneus. L'une des balles l'a atteint dans le dos", a-t-il poursuivi.

Selon Abdelwaheb Khadhraoui, délégué de la localité de Bouhaya, près de Fériana, "la balle était logée au niveau de l'épaule droite". Ce dernier a affirmé sur les ondes de Shems FM qu'il avait pu voir le corps sur place, avant qu'il ne soit transporté à l'hôpital.

Le conducteur serait mort dans l'ambulance qui le conduisait à l'hôpital régional de Kasserine, selon le communiqué du ministère de a Défense.

Il aurait été en état d'ivresse et recherché par les autorités pour des motifs que le porte-parole du ministère n'a pas précisé.

"De la bière a été trouvée dans sa voiture, ce qui ne justifie pas qu'il soit tué", a-t-il tenu a préciser.

"La justice va ouvrir une enquête sur cette mort", a-t-il conclu, indiquant qu'il ne connaissait pas encore l'identité du tireur.

Ce n'est pas la première fois qu'une personne est tuée par les forces de l'ordre dans ces circonstances. En 2014, deux jeunes filles ont été tuées par la police qui les a prises pour des membres d'un groupe armé. La conductrice de la voiture avait refusé de s'arrêter car elle craignait qu'il s'agisse de "terroristes.

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