MAGHREB
14/11/2014 13h:13 CET | Actualisé 16/11/2014 04h:30 CET

Tunisie - Présidentielle: Expression directe avec les candidats Yassine Chennoufi, Safi Said, Mustapha Kamel Nabli et Slim Riahi

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Yassine Chennoufi, Safi Said, Mustapha Kamel Nabli et Slim Riahi

Les deux chaînes de télévision publiques offrent depuis le 10 novembre aux 25 candidats en lice (2 ayant annoncé leur retrait) un espace de quelques minutes afin de présenter leurs programmes aux téléspectateurs. Cela s'appelle "Expression directe".

Yassine Chennoufi: "L'armée doit être forte"

Accusé par certains de contrebande et par d'autres d'avoir collaboré avec le régime Ben Ali, cet ancien douanier a dérouté le public. Dans un entretien avec le journal la Presse, il a déclaré: "C'est vrai que j'ai collaboré avec les Trabelsi. Mais je dois préciser que notre partenariat était circonscrit, en toute transparence, au secteur du poisson. Un point à la ligne".

Les répliques de l'homme d'affaire ont attiré l'attention des internautes.

"La présidence doit ramener le prestige de l'Etat", a-t-il déclaré dans Expression directe.

"Cela ne veut pas dire qu'un président doive être dans sa tour d'ivoire. Il doit écouter les problèmes de son peuple et soutenir les nécessiteux pour qu'ils soient fiers de lui. Et cette fierté se fera lorsque l'armée sera forte...", a-t-il soutenu.

Safi Said: "Me voilà devant vous..."

"Vous connaissez Safi Said. Me voilà devant vous, vous promettant de dire la vérité et de servir cette nation".

C'est ainsi que commence le discours du journaliste, écrivain et candidat indépendant.

"Je veux dire au peuple tunisien: ne pensez surtout pas qu'un président n'a pas de prérogatives. Un président sans prérogatives est un homme sans qualités. (...) La présidence sera la grande productrice des changements dans ce pays".

"La présidence vous fera passer à un nouveau siècle", promet-il.

Mustapaha Kamel Nabli et sa mère

L'ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie entame son intervention sur une note autobiographique.

"Je suis Mustapha Kamel Nabli, fils de la ville de Teboulba. Ma mère, paix à son âme, travaillait dans l'agriculture. Mon père est mort assez tôt, lui laissant 9 enfants à éduquer".

"Elle a travaillé et nous a fait grandir. Et elle nous a appris les valeurs du travail, de l'amour du savoir et du sérieux", poursuit-il. "Ma mère est un exemple de la femme tunisienne, libre et travailleuse. Cette femme tunisienne que je veux saluer et à laquelle je veux dire: 'Tu es la Tunisie'".

Dans la même veine narrative, Nabli a publié sur son compte Facebook une vidéo intitulée: "Moi Mustapha Kamel Nabli...et voici mon histoire".

Slim Riahi et son père

Slim Riahi lui aussi aime raconter sa vie:

"Je suis revenu en Tunisie après avoir été privé de ce pays pendant des années. Mon père s'opposait au régime de Bourguiba et de Ben Ali (...) Mais j'ai eu l'occasion d'étudier, de travailler et d'arriver au point où j'en suis. C'est pour cela que je suis revenu et que je me suis porté candidat à la présidentielle. Je veux souffler de l'espoir aux Tunisiens".

L'homme d'affaires et candidat de l'Union patriotique libre (UPL) poursuit: "Mon mérite aujourd'hui, c'est que je peux employer tous mes moyens et mes réseaux pour garantir l'investissement en Tunisie et créer un climat de confiance entre la Tunisie et le monde".

Les interventions des candidats en lice sur la télévision publique tunisienne se poursuivront jusqu'au 19 novembre.

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