TUNISIE
31/03/2016 11h:59 CET

Libye: La diplomatie tunisienne appelle à soutenir le gouvernement de Sarraj

ASSOCIATED PRESS
Tunisian Foreign Minister Khemaies Jhinaoui, right, shakes hands with Libyan prime minister Fayez Sarraj, before a foreign ministers meeting on Libya's neighbors, Tuesday, March 22, 2016 outside Tunis. A unity government in Libya has been nominated under a UN-sponsored plan, but has not won approval yet. (AP Photo/Hassene Dridi)

La Tunisie a exhorté jeudi toutes les parties libyennes à se ranger derrière le gouvernement d'union de Fayez al-Sarraj, dans la lutte "contre le terrorisme" et "la sécurisation des frontières", au lendemain de l'arrivée à Tripoli du Premier ministre désigné.

"La Tunisie se félicite de l'installation (du gouvernement d'union) dans la capitale Tripoli, une étape importante dans le processus politique libyen", a dit dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.

Elle appelle "toutes les parties libyennes à soutenir le gouvernement d'union afin de l'aider à prendre ses fonctions et s'acquitter de sa tâche dans la lutte contre le terrorisme, la sécurisation des frontières et l'amélioration des conditions de vie du peuple libyen".

M. Sarraj, qui résidait ces dernières semaines à Tunis faute de pouvoir rejoindre son pays, est arrivé mercredi à Tripoli à bord d'un navire militaire libyen et tentait jeudi d'asseoir son autorité dans la capitale.

Frappée par une série d'attentats majeurs depuis un an, la Tunisie exprime régulièrement son inquiétude sur la Libye, où le chaos ayant suivi la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 a permis au groupe Etat islamique (EI) de s'implanter.

Plusieurs milliers de Tunisiens ont rejoint des organisations dont l'EI, en Irak et en Syrie, mais aussi en Libye.

Ces derniers mois, les autorités tunisiennes ont fermé à deux reprises les postes-frontaliers, à la suite d'attaques jihadistes. Elles ont en outre construit un "système d'obstacles" sur la moitié des 500 km de frontière commune.

Le 22 mars, hôte d'une réunion des pays voisins (Algérie, Egypte, Soudan, Niger et Tchad), Tunis a réaffirmé que la Libye constituait à ses yeux une "source d'inquiétude extrême".

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