TUNISIE
24/01/2019 15h:46 CET | Actualisé 24/01/2019 16h:43 CET

Tunisie: Lancement d'une clinique juridique sur les violences fondées sur le genre

En Tunisie, ce concept est inédit

SIphotography via Getty Images

Dans le cadre du Mastère de droit pénal et des sciences criminelles nouvellement créé par le département de droit privé à la Faculté des Sciences juridiques politiques et sociales de Tunis (FSJPST), une clinique juridique dédiée à la question des violences fondées sur le genre sera mise en place, mercredi, 30 janvier, dans ledit établissement universitaire. 

Présent dans plusieurs pays à travers le monde comme aux Etats-Unis, en France ou encore au Liban, ce concept de clinique juridique est destiné à offrir aux étudiants une formation supplémentaire et une expérience pratique dans le traitement de certains sujets.  En Tunisie, ce concept est inédit. 

 

Lancée grâce à des partenariats entre la FSJPST et les associations “Terre d’asile” , Avocat Sans Frontière (ASF), Beity pour les femmes sans domicile, l’association tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) et Damj, la clinique juridique comprend une formation étalée sur trois semestres, a fait savoir Wahid Ferchichi, professeur à la FSJPST et fondateur de l’association de défense des Libertés individuelles (ADLI), au HuffPost Tunisie

Le premier semestre est consacré à la partie théorique, le deuxième sera une occasion pour les étudiants d’entrer en contact avec la société civile à travers leur domaine d’intervention respectif. L’association Beity se consacrera à la prise en charge des femmes sans refuge, l’ATFD à la violence conjugale, ASF à l’aide juridique, Terre d’asile à la thématique des femmes migrantes et l’association Damj à la violence envers les personnes ayant une sexualité non-normative. 

 Lire aussi: “Changer de sexe en Tunisie: quand le Droit confisque les identités”, une nouvelle étude de l’ADLI

 Le dernier semestre est dédié au traitement direct des cas réels de violences fondées sur le genre. Les étudiants sont amenés à examiner ces dossiers et à apporter des solutions. Tout au long de cette formation, les étudiants seront encadrés par des professeurs universitaires. 

Cette clinique s’intègre dans le cadre de la mise en application de l’article 7 de la loi 2017-58 du 11 août 2017 relative à l’éradication de la violence à l’égard des femmes, a expliqué Wahid Ferchichi. 

Et d’ajouter: “Outre le cursus classique, cette clinique vise à sensibiliser les étudiants, dont certains seront des futurs avocats et magistrats dans le traitement de thématiques peu explorées car des lacunes existent en la matière”, souligne-t-il. 

 

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