MAGHREB
22/02/2015 13h:47 CET | Actualisé 22/02/2015 14h:18 CET

Intégrité des élections: La Tunisie première en Afrique et dans le monde arabe, selon un rapport (TABLEAU)

Selon le dernier rapport de "The Electoral Integrity Project" (EIP) basé aux universités de Sydney et d'Harvard, la Tunisie a été classée 25ème dans le domaine de l’intégrité des élections, loin devant ses voisins, l'Algérie et l'Egypte, classés successivement 103ème et 115ème. (suite de l'article après le tableau)

Le rapport précise que l'intégrité électorale est renforcée par la démocratie, le développement, et le partage constitutionnel des pouvoirs. Pour réaliser ce rapport, l'EIP a mis à disposition d'experts choisis pour l'occasion un sondage, directement après chaque élection. Ce sondage était censé représenter le degré de réussite de l'élection, en se basant sur 49 indicateurs.

La Tunisie, meilleure élève de l'Afrique et du monde arabe

D’après ce rapport, la Tunisie arrive en 25ème position pour la présidentielle et en 34ème position pour les législatives, parmi 127 élections législatives et présidentielle à travers le monde entre 2012 et 2014.

Ainsi, le pays à l'origine des révoltes arabes se classe en tête des pays africains et arabes.

Les dernières élections législatives et présidentielle ont été surveillées à la fois par des experts étrangers et des observateurs tunisiens. L'Institut national démocratique pour les affaires internationales a conclu qu'à la fois les autorités électorales nationales et locales avaient fait preuve de professionnalisme au cours du scrutin et du dépouillement. Les forces de sécurité ont également contribué à une atmosphère calme et paisible.

Quelques irrégularités et incidents isolés ont été repérés, mais ont été jugés suffisamment mineurs que pour ne pas affecter les résultats ou l'intégrité des élections.

Les deux élections tunisiennes s'en sont bien sorties dans l'indice de l'EIP. Les évaluations des experts les considèrent comme les parties les plus réussies du processus démocratiques. Les experts sont néanmoins critiques concernant l'enregistrement des votants aux élections législatives et des médias lors de l'élection présidentielle. Dans les deux cas, les financements ont été pointés comme des facteurs difficiles à analyser.

Les réussites et les échecs

Dans de nombreux pays, le jour du scrutin abouti à des différends sur la fraude des urnes, la corruption, et les registres erronés.

En 2014, les cinq pires élections qui ont eu lieu se sont déroulées en Egypte, au Mozambique, en Afghanistan, en Syrie et au Barheïn. Toutes n'ont pas respecté les standards internationaux. A l'inverse, les cinq meilleures élections de 2014 se sont situées en Lituanie, au Costa Rica, en Suède, en Slovénie et en Uruguay.

Les élections qui ont le plus de chance d'échouer se situent en Afrique et au Moyen-Orient. Cependant, le rapport met en évidence plusieurs exceptions, comme la Tunisie, l'île Maurice et l'Afrique du Sud.

Les facteurs qui risquent de faire échouer les élections se posent lors de la campagne. Les disparités des financements politique et de la couverture des médias sont évalués comme les problèmes les plus courants. Ces risques sont plus souvent rencontrés que les fraudes qui ont lieu le jour de l'élection ainsi que les jours qui suivent.

Néanmoins, le rapport est limité dans sa couverture internationale mais aussi dans sa capacité à établir des comparaisons de plusieurs élections successives qui se sont produites dans le même pays.

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